Lot n° 124

Constant COQUELIN aîné (1842-1909). P.S. avec apostille autographe, et L.A.S., 1860-1871 ; 3 pages in-fol. en partie impr. à en-tête de la Comédie Française, et 4 pages in-8 à en-tête Comédie Française.
Paris 1er août 1860. Son...

Estimation : 500 - 700
Adjudication : Invendu
Description
contrat d’engagement à la Comédie-Française comme pensionnaire dans l’emploi des « Comiques » pour un an, pour la somme de 150 francs par mois, soit 1 800 francs par an. Contrat signé et apostillé par Coquelin et par Édouard Thierry, administrateur général de la Comédie-Française. On joint la photocopie du contrat d’engagement de son frère cadet Ernest Coquelin (1876).
Londres jeudi [18 mai 1871], à Édouard Thierry, administrateur général de la Comédie-Française. [Pendant la Commune, une partie de la troupe est allée jouer à Londres, sous la direction d’Edmond Got.] Coquelin donne des nouvelles : ils ont répété Le Jeu de l’amour et du hasard et Les Fourberies de Scapin. La représentation de L’Aventurière « a été bonne comme effet, la recette était faible, hélas ! 2500, mais le succès valait le triple. Mlle Favart a improvisé ce rôle de la façon la plus remarquable […] Hier l’Avare a fait 3400 F ce n’est pas assez encore, car on doit faire plus. Il est insensé que les autres théâtres fassent bien leurs affaires et que le Théâtre Français ne refuse pas du monde ». Il engage Thierry à venir, et critique vivement le directeur Edmond Got : « Tout le monde est mécontent, et personne ne veut faire de révolution, heureusement ! il ne faut pas donner au peuple anglais le spectacle d’une débandade qui ferait rire de nous et de notre pays, qui nous déconsidérerait […] Toutes les petites jalousies ne sont pas restées à Paris, elles fleurissent aussi bien sur les bords de la Tamise que sur les bords de la Seine, et notre triste métier en a la plus abominable spécialité ». Quant à la situation à Paris, « le cœur me saigne à la pensée de cet effondrement »…
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