Lot n° 167

Abraham-Joseph Bénard dit FLEURY. 2 L.A.S., 2 avril et 18 mai 1819, à M. Collin, avocat aux conseils d’état ; 2 pages et quart in-4, adresses.
Il le remercie de bien vouloir s’occuper de lui : « si j’avais à me louer des procédés...

Estimation : 250 - 300
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Description
de la comedie, je ferais volontiers le sacrifice de la petite somme qui peut me revenir, mais comme je n’ai reçu d’eux que des malhonnettés je ne crois pas leur devoir les moindre égards. Il me parait que Melle Mars les traite sévèrement, je suis loin d’approuver sa conduite, c’est abuser de son talent et de la faveur du public, mais je ne suis pas faché de la leçon, il faut espérer que cet événement les rendra plus juste envers les honnetes gens »... [Fleury avait pris sa retraite de la Comédie-Française en 1818].
Fleury évoque la vie conjugale de sa fille, qui en 1816 avait épousé le docteur Boirot-Dessaliers, médecin des eaux de Néris-les-Bains : « je prévois que ma fille ne sera jamais heureuse avec cet homme et ce n’est pas là, le prix que j’attendais de tous mes sacrifices. D’après l’abandon que Mr Boirot veut faire de sa maison de Néris et des meubles, je n’ai qu’une crainte c’est qu’il ne l’ait déjà engagée, peut-être au dessous de sa valeur ; on doit tout craindre d’un homme qui a si peu de conduite »…
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