Lot n° 173

Pierre FRESNAY. Manuscrit autographe d’un entretien avec André Parinaud, [1956] ; 11 pages in-4 avec ratures et corrections et insertion de quelques passages dactylographiés.
Important entretien sur sa carrière d’acteur et sa conception...

Estimation : 500 - 700
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Description
du théâtre.
Fresnay a entièrement rédigé cet entretien, recopiant les questions de Parinaud. Il évoque sa vocation théâtrale et ses débuts sur scène chez Réjane en 1912 grâce à son oncle Claude Garry : « Je suis bien incapable de définir la vocation théâtrale. Je ne sais même ni quand, ni comment s’est manifestée la mienne. J’ai toujours vécu avec elle. Le sens du mot “jouer” dans son acception théâtrale se confond absolument pour moi avec celui du jeu enfantin : cela explique toute ma carrière. Aussi loin que j’aie des souvenirs ils se rattachent au théâtre : probablement à cause de cet oncle comédien ». Le théâtre est sa vie. Il a eu la chance d’être l’interprète de Bourdet, Guitry, Géraldy, Achard, Pagnol, Roussin, Porché, Passeur, et d’avoir aidé de jeunes auteurs à leurs débuts : Anouilh, Obey, Clouzot, etc. Quant au « théâtre du Boulevard c’est le théâtre vivant, c’est le théâtre de l’époque »… Il parle de son travail de directeur de théâtre à la Michodière, avec ses risques et ses contraintes financières, et s’insurge contre la politique du « billet à tarif réduit ». Quant à l’avant-garde, elle devrait être « un théâtre utilisant des formules nouvelles – heureuses ou malheureuses – mais auxquelles, en tout cas, le public risque de s’accommoder difficilement ». En deux ans, Yvonne Printemps a présenté à la Michodière « les premières pièces de trois auteurs nouveaux », dont Bille en tête de Roland Laudenbach, qu’il défend, malgré son insuccès…. Il parle du rôle de la critique... Et il termine en indiquant les prochaines pièces jouées à la Michodière, et les films qu’il va tourner…
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