Lot n° 270

Élisabeth-Rachel Félix, dite RACHEL. L.A.S., Paris 27 juin 1850, à « Mon cher Poëte » [Joseph Autran] ; 2 pages et demie in-8 à son chiffre (petite fente au pli).
Très belle lettre au sujet de La Fille d’Eschyle d’Autran, que...

Estimation : 800 - 900
Adjudication : Invendu
Description
Rachel souhaiterait jouer à la Comédie-Française (la pièce avait été créée le 9 mars 1848 à l’Odéon).
Ligier vient de donner sa démission, et « Mr Randoux serait heureux de retrouver le rôle d’Eschyle, qu’il a, dit-on, joué avec intelligence ; Mr Randoux part en congé avec moi et mon frère, tous les trois nous pourrions nous occuper de votre Tragédie ; Mr Randoux connait aussi la mise en scène de votre ouvrage, ce qui nous permettrait de répéter la pièce avant même notre retour ; alors, cinq ou six répétitions au Théâtre français nous suffiraient pour jouer la Fille d’Eschyle dans les premiers jours de novembre. Et elle dresse la distribution de la pièce, avec Randoux en Eschyle, son frère Raphaël Félix en Sophocle et sa sœur Rebecca en Muse, et pour Méganire « une nommée Rachel »… Elle s’assure ainsi « un succès pour l’hiver prochain ». Enfin, elle félicite Autran pour son succès à l’Académie française (le prix Montyon pour La Fille d’Eschyle) et elle conclut : « Allons, vous devez être en verve. Eh bien, mettez vous à l’ouvrage et faites moi une bonne et belle Tragédie, à ce prix je signerai votre Tragédienne Rachel ».
On joint une L.A.S. de Joseph Autran (1813-1877), Marseille 21 novembre 1850, à Arsène Houssaye (1815-1896), s’inquiétant pour le sort de sa pièce, ayant appris que « Mlle Rachel devait jouer incessamment une œuvre nouvelle de MM. Maquet et Lacroix [Valéria] et qu’elle avait en outre une Frédégonde à l’étude », et rappelant la « promesse formelle [de] l’illustre tragédienne »… (2 p. in-8, petite déchir.). [La Fille d’Eschyle ne fut pas reprise aux Français, Rachel étant prise par ses tournées.]
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