Lot n° 293

Eugène SILVAIN (1851-1930). 5 L.A.S., 1880-1904 ; 12 pages in-8.
14 octobre 1880, à Philoclès Regnier, lui recommandant le jeune Bürgkly qui veut se présenter au Conservatoire, et souhaitant aller voir son vieux maître pour lui dire son...

Estimation : 300 - 400
Adjudication : Invendu
Description
rôle d’Ulysse dans Iphigénie. – 8 novembre 1889, à Gustave Larroumet, qui lui a donné son fauteuil de bureau pour étudier le rôle d’Auguste dans Cinna : « une étude de tragédie faite dans le même fauteuil où tu as si merveilleusement analysé toi-même, pendant tant d’années, tant de chefs-d’œuvre classiques ne peut manquer de porter ses fruits. Voilà qui est d’un bon augure et je compte sur un succès. Puisse ce siège céder pour toi la place dans un avenir prochain à l’un des quarante »... – [Février 1896], longue lettre à Prudhon, au sujet d’une réunion du comité de la Comédie-Française ; il critique vivement l’attitude de Prudhon : « Quoi ! nous nous jetons à l’eau Coquelin Cadet, Baillet et moi, pour repêcher l’ancien Comité, pour vous conserver votre place et tenir tête à une véritable coalition. Notre plan est bien combiné entre nous, par vous, pour vous. Vous nous suppliez avec des larmes dans les yeux et des tremblements dans la voix, de le suivre bravement jusqu’au bout et surtout de ne pas vous lâcher. Nous en faisons le serment. La séance arrive : j’ai le toupet sacrilège de toucher à celui des acteurs modernes qui porte le mieux la toilette. Nos camarades tiennent bon, Le Bargy perd pied. C’est alors que vous lui tendez une main généreuse. Le beau geste, mon cher ! Je vous vois encore et je vous verrai longtemps. Bref, vous le sauvez, vous nous noyez et vous m’appliquez pour ma peine un coup d’aviron sur la tête »… Etc. La lettre est ici recopiée pour être envoyée à Georges Baillet, en dénonçant la conduite de Prudhon qui, en votant pour Le Bargy et Féraudy, a empêché l’augmentation de Silvain… – 28 janvier [1903], longue lettre à Fernand Nozière, le remerciant de son article sur son interprétation d’Alceste du Misanthrope. Puis il parle de la Comédie-Française, du départ de Marthe Brandès, de la structure juridique de la Comédie-Française, de la suppression du comité de lecture, etc. – 28 septembre 1904 (à en-tête Représentations de M. Silvain), au même : il donne à Versailles, avec sa petite troupe, une représentation du Roi s’amuse de Victor Hugo, où il abordera le rôle de Triboulet...
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