Lot n° 311

Charles VILDRAC (1882-1971). 5 L.A.S., 1932-1934 ; 7 pages in-4.
À Émile Fabre, administrateur de la Comédie-Française. – 5 décembre 1932, se plaignant que sa pièce La Brouille (créée le 1er décembre 1930) ne soit pas jouée plus...

Estimation : 400 - 500
Adjudication : Invendu
Description
souvent, « en dépit d’un succès incontestable », alors que des pièces montées la même saison ont un sort meilleur, comme Le Maître de son cœur (de Paul Raynal), La Rafale (de Bernstein) ou Le Sang de Danton (de Saint-Georges Bouhélier). De même pour sa pièce Le Pèlerin (créée en 1922). Il sait que Berthe Bovy a dû délaisser son rôle du Pèlerin pour ses succès dans La Voix humaine (de Cocteau) et dans Vieille Maman (de Barrie). Il pense que la sociétaire Marie Bell, qui a déjà joué le rôle de Denise et s’y montre admirable, peut très bien remplacer Bovy définitivement. La Brouille et Le Pèlerin ne sont ni coûteuses, ni difficiles à monter. Il compte donc sur Fabre pour les programmer plus souvent. – 24 décembre 1934. Il a appris que Béatrice Bretty, qui avait créé le rôle de Jeanne Dumas dans La Brouille voulait rendre son rôle, parce qu’elle n’avait pas été programmée à l’occasion d’une reprise de sa pièce, et remplacée par Andrée de Chauveron. Il a beaucoup d’estime pour le talent de Mme de Chauveron, mais c’est Bretty qui a l’âge, la nature et le physique du personnage, et surtout le rayonnement qui a tant d’importance au second acte. Il prie donc Fabre d’intervenir pour que Bretty revienne sur sa décision, car il tient à cette interprète.
À son ami le comédien Hubert Prélier. – 28 mai 1933, l’invitant à remplacer André Bacqué pour la cérémonie des amis du poète Léon Deubel (1879-1913) et la pose d’une plaque commémorative sur sa maison natale à Belfort. Prélier y lirait deux ou trois poèmes de Deubel. Ce sera une occasion de passer deux jours ensemble. Il a dîné avec le cinéaste Julien Duvivier qui aimerait adapter en film Le Paquebot Tenacity de Vildrac qui ne voit pas d’autre comédien que Prélier dans le personnage de Segard… – 28 février 1934. Il est venu se reposer à Saint-Tropez, et s’est mis à travailler au film avec Maurice Chevalier, mais ce dernier s’est dégonflé. « Duvivier trouve quand même ce lâchage assez désinvolte. […] J’ai deux autres scénarios qu’on trouve très bien mais dont on ne fait rien, d’autres idées que je n’ai même plus le courage de mettre sur le papier, convaincu que c’est inutile et une pièce que je vais finir par publier faute de pouvoir la faire jouer ». Il a vu le premier montage du film du Paquebot Tenacity : « C’est très bien à part deux ou trois petites choses qui me gênent », et qu’il détaille. Marie Glory et Prélier sont admirables, « Préjean est de moins en moins bon à mesure que le film avance. Il n’a jamais l’air épris. À la fin, il n’existe plus ! »… – Samedi, sur une réunion de « copains comédiens »…
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