Lot n° 49

Marcel Jouhandeau. 1888-1979. Ecrivain. Manuscrits des Journaliers. 1972 & 1975-1976.

Estimation : 2 000/3 000
Adjudication : Invendu
Description
Très bel ensemble des épreuves avant impression des fameux Journaliers de Jouhandeau. Il com- prend : Journalier n°22. Février - juillet 1967, 195 ff. ; juillet 1967 - juillet 1968 217 ff. ; ensemble dactylogra- phié, en partie repaginée, avec nbses corrections en rouge et bleu du typographe, larges passages biffés, annotations et ajout autographes de Jou- handeau avec qqs pages entièrement aut. Intitulé “Parousie”, ce journalier sera publié à la N.R.F. en 1975 Journalier n°23. Juillet - novembre 1968, 81 pp. et novembre 1968 - juillet 1969, 60-81 pp., ensem- ble dactylographié paginé 224 pp. joint 35 pp. d’introduction sur Plutarque et deux sous chapitre intitulé “pigeons” et “vieillesse de doudou”. Intitulé “ Souffrir et être méprisé”, journalier paru à la N.R.F. en 1976. Journalier n°24. Août 1969 - avril 1970 et prin- temps-octobre 1970, 214 ff. dactylographiées, les 4 dernières pages abîmées ; nbses annotations de typographes, des passages raturés et corri- gées par l’auteur. Intitulé “Une gifle de bonheur”, publié en 1977. Joint : fragment du Journalier n°17. Juin - août 1967, paginé 30-67 et 68-126 ff., des ratures et cor- rections. Intitulé “Gémonie”, publié à la N.R.F. en 1972. Les Journaliers de Jouhandeau forment une suite de récits autobiographiques, sortent de chroniques quoti- diennes, qui furent publiés à partir de 1961, et dans les- quels l’auteur nous fait découvrir intimement sa vie intellectuelle et littéraire, côtoyant Max Jacob, Paulhan, Supervielle Gide, Cocteau, Mauriac, Montherlant etc. Dans une écriture élégante qui sera saluée par la cri- tique, Jouhandeau continue de nous livrer ses ré- flexions subjectives sur la vie, à travers ses souvenirs, évoquant ses rapports intenses avec la religion, décri- vant ses échanges avec ses “confrères” écrivains dont Gide reste la figure emblématique ; donnant aussi un très large aperçu de son homosexualité qu’il met en avant. (…). Les Journaliers sont réputés pour être les plus belles pages littéraires de l’auteur. Il s’agit ici des dernières épreuves corrigées par l’auteur avant impres- sion, et annotées par le typographe. Ces manuscrits qui avaient été remis aux éditions Gallimard, furent ren- dus à Jouhandeau par Suzanne Duconget, directrice de fabrication. Provenance de la succession Marcel et Elise Jouhan- deau, vente à Drouot, octobre 1979. Les manuscrits Jouhandeau sont fort rares, la presque totalité ayant été déposée à la Bibliothèque Jacques Doucet.
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