Lot n° 148

Gaguin (Robert). Compendium super Francorum gestis : ab ipso recognitum & auctum. S.l.n.d. [au colophon] : Paris, Thielman Kerver pour Durand Gerlier et Jean Petit, janvier 1500. In-folio gothique, basane brun clair estampée à froid, large encadrement

Estimation : 3 000/4 000 €
Description
dessiné au filet orné de plusieurs fleurs de lis et boutons de rose épanouis dans un médaillon, cartouche central décoré d’une large roulette et de six filets autour de trois roulettes disposées verticalement, traces de liens, dos à nerfs orné de filets disposés en croix à six branches (Reliure de l’époque). HC, 7413. — Pellechet, 4972A. — Proctor, 8392. — GW, 10454. TRÈS BELLE ÉDITION INCUNABLE DE CETTE PREMIÈRE HISTOIRE DE FRANCE IMPRIMÉE EN LATIN DANS LE ROYAUME, due à l’humaniste et homme d’Église Robert Gaguin. Cet ouvrage, composé en vue de remplacer les chroniques médiévales, participa au mouvement de rénovation culturelle qui anima l’humanisme français sous les règnes de Charles VIII et de Louis XII. C’est la dernière édition parue du vivant de l’auteur, mort en 1501. Soigneusement imprimée en lettres rondes, elle est plus jolie, plus ample et plus correcte que l’édition originale de 1495 et de celles qui ont suivi. Elle est ornée d’un grand bois sur le titre, avec les représentations de saint Denis et de saint Rémi, et des blasons de provinces et de villes du royaume de France en encadrement. Cette illustration est également répétée au verso de l’avant dernier feuillet. Cette édition est de plus remarquable car elle contient une épître d’Érasme à Gaguin : c’est le premier texte jamais publié d’Érasme. L’ouvrage comprend aussi, à la fin du volume, plusieurs pièces en vers et des épîtres : on y trouve notamment la fameuse épître rédigée par Érasme, qui est son premier texte édité. Marque typographique de Kerver au recto du dernier feuillet. Ex-libris manuscrits sur le titre, dont celui des Augustins au XVIe siècle. SÉDUISANT EXEMPLAIRE DANS SA TRÈS JOLIE RELIURE ESTAMPÉE À FROID, STRICTEMENT CONTEMPORAINE. Celle-ci semble avoir été exécutée dans un atelier de Lyon (cf. Gid, Les Reliures françaises estampées à froid de la bibliothèque Mazarine). Habiles restaurations de papier dans les marges du premier et du dernier cahier, mouillures claires à plusieurs feuillets. Reliure habilement restaurée.
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