Lot n° 311

(Pyrotechnie) - [FREZIER, Amédée François].- Traité des feux d'artifice pour le spectacle. Nouvelle édition, toute changée, & considérablement augmentée. Paris, Charles-Antoine Jombert, (impr. de Jacques Chardon), 1747. In-8° : lii-[2]-[2...

Estimation : 300 / 400
Adjudication : 500 €
Description
bl.]-496 pp.; 13 h.-t. Rel. de l'époque : pleine basane marbrée, dos à nerfs, tr. jaspées de bleu (rel. très frottée, coupes et coins usés et parfois à nu, coiffes absentes).
Seconde édition, entièrement revue et présentée en trois parties : preparation et composition des feux, utilisation, modèles de compositions pour réjouissances populaires et théâtre. Tombé amoureux des feux d'artifices lors du spectacle donné en 1697 à l'occasion de la Paix de Rijswijck, l'auteur chercha à se documenter sur la matière dans les ouvrages militaires (dont celui, trop digressif à son gout, de Casimlir Siemnienowicz) et dans les "Récréations mathématiques" de Henrion. En 1705 parait l'édition originale mais une seconde édition est demandée à l'auteur suite à l'intérêt du public, ravivé par le magnifique feu d'artifice conçu le 26 aout 1739 à l'occasion du mariage d'Élisabeth de France, aïnée chérie des jumelles de Louis XV, avec le futur Philippe V d'Espagne. Sans matière nouvelle à proposer, Frézier laissa traïner l'offre mais, en 1741, le librairie hollandais Neaulme débitait une seconde édition non autorisée et, en 1745, Jean-Charles Perrinet d'Orval (à qui on attribue souvent cet ouvrage) publiait son "Essai sur les feux d'artifice", sans partie historique ni "convenances des décorations des théâtres". Entre-temps, l'annonce de la nouvelle édition de son ouvrage avait été publiée en 1742 dans le "Mercure de France" et en 1745 dans les "Mémoires d'artillerie" de Saint-Rémy. Finalement, en 1747, paraït cette seconde édition qui corrige en partie l'ouvrage de Perrinet ("j'espère qu'il ne le trouvera pas mauvais en échange de ce qu'il avoit tiré du mien"), donne des nouveautés et est illustrée d'1 frontispice, 3 bandeaux historiés gravés par Charles-Nicolas Cochin et 13 pl. dépliantes in fine.
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