Lot n° 218

"Le Nouveau Monde". Journal Historique et Politique, rédigé par Louis Blanc. Paris, Bureau d'abonnement, 1849-1850 (1e année : du n° 1, juillet 1849 au n° 12, juin 1850 ; 2e année : du n° 1, juillet 1850 au n° 5, janvier 1851), relié en 1...

Estimation : 50 / 75
Adjudication : 50 €
Description
vol. grand 8°, demi-basane brune de l'époque, dos lisse orné de motifs dorés romantiques en long, dos passé (rousseurs). Orné d'un portrait gravé sur acier. Le n° 1 commence par ces lignes : "Je date ce journal de Londres, c'est-à-dire de l'exil. De mes amis, les uns sont en prison, les autres sur la terre étrangère" [...]. Après le succès des conservateurs aux élections du 23 avril 1848 pour l'Assemblée nationale, Louis Blanc est écarté de la Commission exécutive qui succède au gouvernement provisoire le 10 mai. La majorité conservatrice (ou Parti de l'Ordre), en particulier Jules Favre, tente de le poursuivre en le tenant responsable des manifestations du 15 mai 1848. Le rôle de Louis Blanc est pratiquement nul pendant les Journées de juin 1848. Il se rend à l'Assemblée qui s'est déclarée en permanence tandis que Falloux propose la dissolution immédiate des Ateliers nationaux. La situation est extrêmement tendue si bien que Louis Blanc manque d'être tué par des gardes nationaux qui voient en lui le promoteur des Ateliers nationaux. Le président de l'Assemblée, Philippe Buchez, lui offre un refuge au Palais Bourbon. Une commission est alors nommée pour enquêter sur les journées de juin et elle décide presque aussitôt de remonter aux événements qui se sont déroulés depuis février 1848. Louis Blanc et Ledru-Rollin sont directement visés et le procureur général demande la levée de l'immunité parlementaire de Louis Blanc. Après un discours de Cavaignac, celle-ci est accordée à 6 heures du matin par 504 voix contre 252. Louis Blanc part à Saint-Denis pour la Belgique. Il gagne Gand. Il y est arrêté puis expulsé pour débarquer en Grande-Bretagne. C'est le début d'un exil de vingt ans.
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