Lot n° 301

Mikhaïl Bakounine. L.A.S. « MB », [Locarno] 30 septembre 1871, à un ami italien ; 3 pages in-4 ; en français.

Estimation : 1500 / 2000
Adjudication : 1 600 €
Description
Longue lettre sur ses brochures, sur Mazzini et sur la seconde livraison de L’Empire knouto-germanique et la révolution sociale. Il recommande T... , jeune homme dont il vante les qualités, et dont Beppe s'est spécialement occupé. Il demande des nouvelles de Beppe. « Merci pour les 40 francs que vous lui avez envoyés, ainsi que pour ceux que vous m'avez envoyés et que j'ai renvoyés de suite à qui de droit, avec les 25 francs que vous avez donnés pour nos comptes au Gazzettino Rosa, vous avez déboursé en tout 105 francs. Je désire qu'ils vous soient immédiatement payés. Mais pour cela, cher ami, il est nécessaire que vous exigiez maintenant le compte et le comptant à tous ceux à qui vous avez confié la vente de ma brochure, à commencer par ce pauvre Bignami, dont le journal [La Plebe] soit dit entre nous, reste encore aussi insignifiant qu'il l'a été avant votre voyage avec Beppe chez lui »... Il voit seulement qu'il traduit de La Liberté de Bruxelles des articles et des correspondances qu'il annonce comme venant directement de Paris... Mais le prix de ses brochures et les souscriptions seront utiles aux « pauvres amis réfugiés »... « Ce que vous me dites de Mazzi m'a rendu fort triste. Voyez quelle fatalité ! Être forcé à causer de la peine à un homme si digne de vénération et d'amour, et que j'aime et que j'estime de tout mon creur. Mais il est un devoir et en même temps une passion, qui sont supérieurs et plus forts que tous les sentiments. C'est le devoir et la passion suprême de ma vie. Et je lui obéirai jusqu'à la fin. Avez-vous vu que Mazzini a enfin donné son adhésion à ce Congrès de fantomes bourgeois qui se réunit à Lausanne avec la ridicule intention et prétention de donner au monde la liberté et la paix. - Paix et liberté aux fantomes ! »... Sa seconde brochure [de L’Empire knouto-germanique et la révolution sociale], terminée depuis longtemps, est retardée par la traduction. « Bellerio n'a plus le temps, et si je vous envoye le manuscrit à Milan, je ne sais pas s'il se trouvera quelqu'un capable de lire ma diablesse d'écriture. Pourtant, j'attends ici, dans deux ou trois jours, un jeune homme, celui même qui écrit l'histoire de la Commune de Paris dans le Gazzettino Rosa, je vous promets qu'il fera la traduction très vite, et alors je vous l'enverrai très vite aussi. Elle sera trois fois plus longue que la première, au moins »...
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