Lot n° 296

[Frédéric MISTRAL]. 3 L.A.S. et un poème autographe signé, 1859-1860, à Joseph Roumanille ; 8 pages et demie in-8 ou in-4.

Estimation : 150 / 200
Adjudication : 350 €
Description
Paris 12 [octobre 1859]. Amédée Pichot remercie Roumanille : « Sans votre retouche & votre orthographe les deux chefs d’œuvre seraient un thème d’écolier ». Il revient sur quelques points d’orthographe et de vocabulaire provençaux, et envoie ses sympathies à Mistral, « que j’admire comme vous »... Paris 11 février 1860. Le libraire Jules Tardieu fait son « compte de 1859 » ; au sujet de Mireille : « Mireille n’a été connue à Paris que par les traductions. J’ai une grande admiration pour ce beau livre [...] Heureux pays qui croit encore à la poésie ! Heureux poètes qui vivez dans un tel pays ! »... Montpellier 17 août 1858. Joseph-Bonaventure Laurens regrette de ne pas être à Paris lors de la visite de Mistral, mais lui conseille d’aller voir son frère qui pourra l’aider. Il semble préférable de faire imprimer Mireille à Avignon : « il pourrait bien arriver que cette belle œuvre attirât quelque attention à Paris, comme il arrive de gagner un quaterne à la loterie », mais il ne faut pas trop compter là-dessus cependant (la fin manque). Poème du « Félibre de l’aiet » (Jean-Baptiste Martin), À Mistraù, bel hommage poétique en provençal à Frédéric Mistral.
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