Lot n° 60

Henry bidou (Givet, Ardennes 1873/1943), romancier et chroniqueur à la Revue de Paris ; saint-cyrien, il avait été gravement mutilé durant la guerre. 51 L.A.S. 91 pp. in-8 et in-4. 1926-1938 et sans date. Abondante et intéressante correspondance...

Estimation : 600 / 1000
Adjudication : Invendu
Description
sur sa collaboration à la Revue de Paris, la lecture d'ouvrages, ses voyages, etc. Certaines lettres écrites d'Égypte, du Brésil, de Grèce, etc. « Je vous ai envoyé hier une queue à l'article trop court. J'espère bien que vous n'avez pas supprimé vos papiers. J'en serais désolé. La princesse Murat m'avait écrit pour me demander à parler de la Grande Catherine ; et quant à Stendhal, le sujet m'intéressait parce que je connais assez bien Hazard, un peu Stendhal, et que j'avais fait une conférence aux Annales sur son séjour en Italie. Avez-vous parlé du Gide ? J'en dirais volontiers quelque chose. Et je garde Ferrero pour le mois prochain. On espère faire à la campagne du travail de longue haleine. Illusion des illusions ! Je n'ai rien fait de propre pendant ces deux mois où j'ai été tiraillé en tous sens. O solitude, où te trouve-t-on ? Je rentre à Paris dans deux jours [.j. Sainte-Maxime est une pétaudière, où l'on vit les uns sur les autres, chacun essayant de se cacher des autres et tombant, naturellement, sur ceux qu'il évite. Mais enfin il s'était formé un petit groupe assez sympathique, dont Géraldy et Colette étaient les héros. Et puis maintenant chacun a envie de travailler de nouveau. Les doigts ont besoin du porte-plume, et l'on appelle Paris comme un lieu de délices. Le mistral commence à paraître embêtant, et il fait froid le matin. En voilà jusqu'à l'année prochaine [.j JOInt : la fin d'un manuscrit A.S. (7 pp. in-4) et 2 lettres de famille.
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