Lot n° 245

[MARIETTE – SILVESTRE (Ch.-Fr.)]. Carte méthodique pour apprendre aisément le Blason en jouant soit avec les cartes à tous les jeux ordinaires, soit avec les dez... Paris, chez Daumont à présent chez Crepy, (1770). Taille-douce sur vergé, 50...

Estimation : 400 / 500
Adjudication : 550 €
Description
x 63 cm. (feuille de 56 x 70 cm.)
Jeu en forme de tableau formé de 52 cartes à jouer avec personnages, blasons ou arbres généalogiques. Dédié au comte d'Artois. PALASI (Philippe). – Jeux de cartes et de l’oie héraldiques aux xviie et xviiie siècles livre une passionnante étude de ces jeux héraldiques : "L’étude des jeux de cartes et des jeux de l’oie héraldiques montre une forte concentration dans leurs dates d’apparition. En effet, cette mode de l’héraldique, qui trouva dans celle des jeux un terrain d’expression particulièrement adapté, semble se circonscrire autour du règne de Louis XIV. Tous les jeux originaux parurent entre 1659 et 1718. De jeux purement éducatifs, ils ne devinrent plus que ludiques en passant du support des cartes à jouer à celui des jeux de l’oie. Leurs créateurs, deux jésuites, indiquent combien, une fois encore, la Compagnie domine le sujet. Créés par des pédagogues, les jeux se vulgarisèrent dans les mains des marchands d’estampes. Dessinateurs et graveurs prirent le relais de l’érudition jésuite et devinrent concepteurs avec plus ou moins de bonheur. # Les buts des différents auteurs conditionnent les contenus héraldiques de leurs jeux. Nés d’une nécessité pédagogique et instructive, ils passent par l’érudition généalogique, avant de n’être plus qu’un simple divertissement. # Destinés aux élèves des collèges pour leur apprendre l’héraldique, les jeux héraldiques vont peu à peu abandonner leur livret, et contenir sur l’estampe même des jeux de l’oie les connaissances strictement nécessaires au fonctionnement des parties. Désormais, la victoire est davantage due au hasard des coups de dés qu’aux connaissances héraldiques, historiques ou géographiques. Quelques retirages épars tout au long du XVIIIe siècle, d’après les cuivres conservés par les héritiers des précurseurs ou les marchands, entretiennent fictivement l’idée d’un gout pour les armoiries. Mais dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’héraldique et ses jeux entamèrent une longue descente vers l’oubli que sanctionneront les lois révolutionnaires". # D'Allemagne, pag. 221 voir notice et pl. 30. Fentes et mouillures dans les marges, 5 trous de vers, planche doublée sur japon mince.
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