Description
in-12, br., plein papier gris-bleu de l'époque, étiquette imprimée au dos (qq. étiquettes manquent, qq. manques de papier aux couv., qq. rares taches brunes, qq. très rares mouill.). Ex. en bon état général à toutes marges (plusieurs vol. non coupés). Comprend : t. 1-5 : Mémoires du Levant (XXIV-360 p., 2 cartes dépl. ; [4]-383-1 blanche p. ; [4]-381-1 blanche p. ; [4]-394 p., 1 carte dépl., 1 portr. h. t., 1 pl. dépl. ; [4]-432 p., 3 cartes dépl., 5 pl. dont 4 dépl.) ; t. 6-9 : Mémoires d'Amérique ([4]-XXVIII-338 p., 1 fig. h. t. ; [4]-360 p., 1 carte dépl. ; [4]-336 p., 5 cartes dépl. ; [4]-348 p., 1 carte dépl.) ; t. 10-15 : Mémoires des Indes (346 p., 1 portr. h. t. ; 330 p. ; 359-1 blanche p., 1 plan h. t., 3 fig. h. t. ; 372 p., 1 carte dépl. ; 332 p., 2 pl. dépl. ; 352 p., 4 cartes dépl.) ; t. 16-24 : Mémoires de la Chine (392 p., 1 pl. dépl. - décapitation de 4 jésuites - et 2 cartes dépl. ; 361-1 blanche p., 1 carte dépl. ; 380 p., 2 pl. dépl., 2 cartes dépl., 1 plan dépl. ; 417-1 blanche p., 1 vue dépl., 1 plan dépl., 2 pl. dépl., 4 fig. h. t., 1 portr. h. t. ; 370 p. ; 420 p. ; 423-1 blanche p. ; 492 p., 1 carte dépl. ; 444 p., 1 pl. h. t.) ; t. 25 et 26 : Mémoires des Indes et de la Chine (404 p., 1 pl. h. t. ; 408 p., 1 double planche dépl., 1 fig. dans le texte). Les « Lettres édifiantes et curieuses » forment une collection de lettres envoyées en Europe par des jésuites missionnaires en Chine, au Levant, en Inde, en Amérique, et ailleurs. Publiée entre 1702 et 1776, cette collection fit beaucoup pour ouvrir l'Europe, et surtout la France, aux cultures non européennes. Pour que la Compagnie de Jésus s'appuie sur une bonne information, Ignace de Loyola établit un système de correspondance prévoyant que tout jésuite ayant autorité lui écrive régulièrement (Constitutions, no 674, 790). Il y a ainsi les relations annuelles des diverses missions, et les autres lettres, adressées plus personnellement à Ignace, au ton plus chaleureux. Du vivant du saint, quelques lettres envoyées de l'Inde par François Xavier (janv. 1544, avr. 1552, etc.) sont à l'origine de nombreuses vocations missionnaires. Comme tout le travail apostolique, en Europe aussi bien qu'en mission, dépend de la générosité de bienfaiteurs, il est important d'informer ceux-ci régulièrement sur ce qui se fait avec leurs dons. Il y a deux types de lettres, les lettres d’affaires, qui traitent des personnes et des problèmes à résoudre, et les autres, qui parlent du travail apostolique, de son développement et de ses succès. Les premières sont à usage interne et destinées strictement au gouvernement interne de la Compagnie, les autres (les « édifiantes ») sont copiées et répandues parmi les amis, prélats, et bienfaiteurs divers. Elles connaissent un grand succès. Durant les 16e et 17e s., les voyages outre-mer (à but commercial) se multipliant entre l'Europe et les autres continents, surtout Amérique et Asie, il se développe une grande curiosité que les marchands, qui n'ont que des contacts épisodiques avec ces « nouveaux pays », ne sont pas en mesure de satisfaire. Les missionnaires, qui y habitent et en ont appris la langue, sont de bons observateurs (en raison de leur formation intellectuelle) et peuvent répondre à cette demande. À l'aspect « édifiant » de leurs lettres ils ajoutent le « curieux ». En plus de relater les souffrances des missionnaires, les joies de nombreux baptêmes, les martyres également, ils proposent dans la même correspondance de véritables reportages sur la Chine, son mode de gouvernement, les particularités de sa langue, ses moeurs et coutumes. Tout cela donne naissance à la première sinologie européenne et suscite un véritable engouement pour les « chinoiseries » et tout ce qui vient de l'empire du Milieu. D'autres lettres circulent, en provenance d'Amérique, du Levant ou de l'Inde, mais ce sont les lettres de Chine qui ont le plus grand retentissement (Wikipédia).