Lot n° 106

BAZIN (René). Les Oberlé. Paris, Calmann Lévy, s.d. [1901]. In-12, maroquin brun, premier plat orné d'un décor d'arbres et feuillages estampé à froid encadrant un cuir repoussé (signé AV) représentant, à l'orée d'une forêt, une jeune...

Estimation : 800 / 1000
Adjudication : 1 100 €
Description
Alsacienne appuyée à une borne-frontière où figure le mot France, dos orné dans les entrenerfs d'un arbre estampé à froid, doublures de moire blanche brodée de fleurs bleues encadrées d'un listel de maroquin vert mosaïqué et de filets dorés, gardes de même soie, tranches dorées sur témoins, couverture, étui bordé (E. Carayon).
Édition originale. # Un des 50 exemplaires de tête sur hollande, à toutes marges. # Envoi autographe signé en hommage à l'Alsace perdue, couvrant l'intégralité du faux-titre. Datée ici du 7 avril 1902, cette longue note est tirée de son discours « L'Âme alsacienne » (imprimé en 1906 dans les Questions littéraires et sociales). # Partant d'une parabole chevaleresque, René Bazin y évoque l'Alsace confisquée par l'Allemagne : « Nous aussi, nous avons un deuil ; celle que nous aimons est prisonnière, derrière une muraille qui ne s'ouvre pas. Mais elle peut entendre. Faisons comme le chevalier [de la fable narrée plus haut], et sonnons au moins la cloche, pour que l'Alsace nous sache toujours près d'elle. » # Bel exemplaire dans une intéressante reliure de Carayon décorée d'un cuir repoussé de Velter. # De la bibliothèque Emmanuel Rodocanachi, avec ex-libris.
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