Lot n° 70

Jean BOUHIER (1673-1746) jurisconsulte et magistrat, premier président au Parlement de Bourgogne, historien, érudit et bibliophile. [AF] L.A.S. et L.A., Dijon 1735-1737 ; 3 pages in-4 (petit manque à un coin sans toucher le texte), et 2 pages...

Estimation : 300 / 400
Adjudication : 386 €
Description
in-4 avec adresse et cachet de cire rouge aux armes brisé (portrait gravé joint).
Belle correspondance érudite et littéraire.
21 mars 1735, à l’abbé Le Beuf Il se chargera avec plaisir d’envoyer le nouveau livre de Dunod à M. Maillard : « Il y a longtemps que je le connois, mais de réputation seulement, et je serai ravi de faire plaisir à un homme de son mérite »… Il remercie pour l’envoi du dessin d’une médaille grecque de Commode acquise par M. de la Roque, méritant selon lui « d’être renduë publique », et celui du buste se trouvant sur le portail de St Renobert à Auxerre : « Après l’avoir vu j’ai commencé à douter que ce fût un Mars. Car il n’a point l’habillement militaire. Je soupçonne que c’est plutôt quelque Roi, ou Prince Gaulois, ou François. Car ils etoient representés avec une pique, au lieu de sceptre » ; et il renvoie aux Antiquitez Françoises de Montfaucon. Il évoque encore d’autres points d’érudition…
20 avril 1737, à l’académicien Antoine Danchet, le remerciant de ses « sages et judicieuses réflexions » à propos de sa traduction des Amours d’Énée et Didon de Virgile (Coignard, 1742) : « En me soudant à votre avis, j’ai changé ainsi les vers 6 & 7 Au lever de l’aurore elle court chez sa sœur / Et lui confie ainsi les troubles de son cœur. Dans les vers 27 & suiv. la rencontre des 3 que m’a toujours embarrassé. C’est ce qui m’avoit fait prendre le parti de me servir du puisse, au v. 28 par ce qu’il m’aidoit à supprimer l’un des que. Ce changement de construction me paroit même convenir au dérangement de la passion »… Il donne encore plusieurs exemples, avant de conclure : « Je finis sans signature, & sans cérémonie, vous supliant qu’il en soit désormais usé ainsi entre nous. Dites moi quelques fois des nouvelles du docte Corps, & sur tout de vos amusemens littéraires ».
On joint une quittance a.s. de la Présidente Bouhier (Dijon 2 décembre 1761).
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