Lot n° 261

Arthur WELLESLEY. premier duc de WELLINGTON. L.A.S.
«Wellington »
à son ami M.B. Sydenham. Grenade 24 décembre 1811. 6 pp. in-4, en anglais.

Estimation : 1000 / 1200
Adjudication : 1 021 €
Description
Sur ses opérations militaires en Espagne et au Portugal. Pris par ses nombreuses charges militaires, Wellington s’excuse de n’être pas en mesure de lui fournir une note détaillée des opérations qui se sont déroulées en Espagne au cours de l’année écoulée : (…) en outre les officiers généraux de l’armée s’absentent tous les hivers, aussi je dois soit me charger de leur tache soit instruire les nouveaux venus (…). De plus je dois mettre à la raison ou reprendre le gouvernement portugais à propos de tout, maintenir espagnols et portugais, espagnols et anglais  en bons termes ; écouter toutes les sottises qui me sont dites ou écrites et y répondre (…). Il trouve d’ailleurs inutile de s’attarder sur les événements passés, qu’il lui rappelle avoir déjà relatés dans ses dépêches. Et en rappelle le contenu de certaines : (…) Tout ce qui se rapporte à la retraite de Masséna se trouve dans mes dépêches à lord Liverpool de mars et avril … Vous trouverez les raisons d’entreprendre le second siège de Badajoz dans mes dépêches à L. L. des 21, 22 et 23 mai (…) dans lesquelles il impute son premier échec aux hésitations du général Beresford. Il tient aussi à s’expliquer sur la tactique qu’il avait employée pour obliger l’ennemi à se montrer, bien qu’il n’ait eu aucun doute sur la l’importance de ses forces : (…)  je n’avais besoin d’aucune démonstration pour m’en convaincre. Je pense qu’il n’y a eu jamais personne à avoir eu davantage de renseignements que moi. Je possède les clefs de tous les chiffres français. J’ai des hommes dans tous les états-majors français. J’ai fait des espions de tous les portugais servant les français, cela étant pour eux le seul moyen de pouvoir espérer le pardon (…). Je n’avais donc besoin d’aucun renseignement… Les dépêches d’octobre, novembre et décembre méritent d’être lues pour comprendre les raisons  de ne rien entreprendre durant ces mois-là (…).
Partager