Lot n° 124

[RÉVOLUTION FRANÇAISE]. Le Peuple de Paris traité comme il le mérite par les départemens, ou Les crimes et forfaits des habitans des Sections. Paris : rue de la Parcheminerie, maison du marchand de vin, les marchands de nouveauté, An IV de la...

Estimation : 200 / 300
Adjudication : 200 €
Description
République (1795). — Plaquette in-8, 16 pp. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné (reliure du XIXe siècle). Tourneux, Bibliographie de l’histoire de Paris pendant la Révolution française, I, p. 432, n° 4561. Brochure révolutionnaire restée anonyme, adressée aux habitants des sections parisiennes et consécutive à l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), provoquée par le décret dit “des deux tiers” du 22 août 1795 qui visait à maintenir deux tiers d’anciens conventionnels dans la future assemblée. La section Lepeletier avait appelé à l’insurrection le 2 octobre 1795 et convoqua ses électeurs. Quinze sections vinrent et 7 se déclarèrent en insurrection. Cette tentative fut étouffée dans le sang sous les coups de canon de Barras et de Bonaparte. L’auteur de ce texte est présenté sous les initiales f. N. P., avec cette indication : “Un des défenseurs de la Représentation nationale, dans les journées périlleuses et principalement les 12, 13 et 14 Vendémiaire, l’an IV de la République française”. Il s’en prend avec véhémence aux sections parisiennes : “O Sections Parisiennes, que sont devenus ces jours de votre gloire, où, d’une main armée pour la liberté, vous renversâtes la bastille, et comblâtes les cachots de la vengeance et de la tyrannie ? Ces jours où, réduisant en poussière le trône d’un lâche despote, vous rangeâtes sous le glaive de la loi, celui qui ne se prétendait au-dessus de vous que pour vous accabler ? Tout à coup vous violez vos sermens ; vous oubliez cet instant de fermeté où vous vîntes demander avec justice et sans passions, le jugement et Capet à la barre de la Convention nationale ; vous laissez s’introduire dans votre sein les restes impures des esclaves des rois ; bientôt ils vous dominent ; ils vous corrompent ; ils vous égarent, et vous rendent les complices de leurs attentats attroces (sic)” (pages 4 et 5). Bon exemplaire.
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