Lot n° 54

[MILTON (John)]. Histoire entiere et veritable du Procez de Charles Stuart, roy d'Angleterre. Contenant, en forme de Iournal, tout ce qui s'est passé sur ce sujet dans le Parlement, et en le Haute Cour de Iustice ; et la façon en laquelle il a...

Estimation : 100 / 150
Adjudication : 100 €
Description
esté mis à mort. Au moi de Ianvier 1649/8 [le 9 est imprimé au dessus du 8]. Le tout fidelement receuilly des pieces authentiques, et traduit de l'Anglois.
Sur l'imprimé à Londres, Par I.G. l'an 1650,
in-32, 239-[1], plein cuir vert guilloché du 19e s., dos à nerfs richement décoré, petite frise dorée d'encadrement sur les plats, tranches dorées (dos lég. passé). Signature ancienne au titre : « Espiard », peut-être l'abbé François-Ignace d'Espiard (1707-1777), conseiller au Parlement de Dijon, grand vicaire de l'évêque de Troyes. Ouvrage divisé en trois parties, avec une pagination continue, et une page de titre différente : « Procez de Charles Stuart », « La Déclaration des deux maisons du Parlement d'Angleterre. Contenant les causes et raisons qu'elles ont eües de resouldre et arrester, qu'elles ne s'appliqueront plus au Roy et n'auront plus aucune affaire avec luy » et « La Déclaration des Communes d'Angleterre assemblées en Parlement, touchant la revocation et cassation de certains suffrages, et la rupture du dernier traité fait avec le Roy en l'isle de Vvight ». La victoire parlementaire et le procès du roi Charles Ier à la fin de l'année 1648 et au début de l'année 1649 donnent à Milton l'espoir de voir émerger une plus grande liberté. Il apporte son soutien à un régime parlementaire et argumente en défaveur du roi dans « The Tenure of Kings and Magistrates » (« Le mandat des rois et des magistrats »). Cette oeuvre en prose ne prône pas ouvertement le régicide mais le soutient implicitement. Sa réputation politique et son érudition le font connaître du parlement qui le nomme, le 15 mars 1649, Secrétaire d'État aux langues étrangères. Il est chargé des relations épistolaires avec les puissances étrangères et du compte-rendu des communications relatives à ce ministère au parlement. Plus tard, il est également conduit à exercer des fonctions de censeur. Ce texte fait référence pour l'exécution de Louis XVI. Bel ex.
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