Lot n° 189

RIOM (pseud. de Poutignac de Villars). Les deux cloches, ou les accusateurs en regard. À Paris, Chez les Principaux Libraires et les Marchands de Nouveautés, 1820. In-8, XV-334-[2] p., demi-basane maroquinée rouge de l'époque, dos lisse orné de...

Estimation : 150 / 180
Adjudication : Invendu
Description
fleurons et de guirlandes dorés, tranches jaunes.
Première édition, parue en juillet 1820.
Le 19 juin 1820, Reymondin de Bex publia un ouvrage intitulé : Histoire de la première quinzaine de Juin, qui fut censuré le 22 juin ; la veille, le Moniteur avait sévèrement critiqué cet ouvrage. Dans Les deux cloches, Riom de Gévaudan reprend les arguments du Moniteur et y répond.
En Juin 1820, le climat politique est très tendu. En effet, depuis mai, des discussions sur le projet de loi électorale ont commencé à la Chambre des Débats. " Le gouvernement proposait de restreindre le droit actuel de suffrage par un système qui permettait à un certain nombre de censitaires de voter deux fois et qui favorisait les grands propriétaires au détriment des industriels et des commerçants. Il s'agissait de compléter le groupe de lois répressives, d'atteindre, après la liberté individuelle et la liberté de la presse, la liberté électorale. Le succès du projet, en frappant l'opposition parlementaire qui seule demeurait encore intacte, devait assurer la défaite définitive des partis de gauche. La situation était grave ; le principe du double vote remettait en question tous les avantages péniblement acquis depuis 1816. " En réaction à ce projet de loi, des émeutes éclatèrent à Paris. (Crémieux, La Censure en 1820 et 1821, p. 48).
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