Lot n° 124

GOUNOD (Charles). Manuscrit musical autographe, La Marseillaise (Fantaisie pour Orchestre) avec chœur final ad libitum, [vers 1871 ?] ; 28 pages in-fol. (dont la page de titre).

Estimation : 3000 / 4000
Adjudication : Invendu
Description
Fantaisie pour orchestre sur le thème de la Marseillaise [GC 537]. L’orchestre comprend flûtes, petite flûte, hautbois, clarinettes, bassons, cors en fa et en ut, trompettes chromatiques, 3 trombones, bass-tuba, timbales, cymbales et grosse caisse, 1ers et 2ds violons, altos, violoncelles, contrebasses ; la partie de chœurs (ténors et basses) n’a pas été écrite ; l’orchestration est restée inachevée : à partir de la page 15, Gounod n’a noté que les parties de cordes, avec quelques mesures d’intervention du grand orchestre page 20, puis la seule partie de 1er violon (p. 21-25) puis les seules trompettes (p. 25 jusqu’à la fin). Le manuscrit est soigneusement noté à l’encre brune sur papier à 26 lignes. Ce n’est qu’en 1879 que la Marseillaise va redevenir l’hymne national. Gérard Condé date cette Fantaisie sur la Marseillaise de « 1880 ? », mais l’existence de la copie jointe portant le cachet de Georgina Weldon impose une datation antérieure, entre 1871 et 1874, à Londres, peut-être en vue d’un des concerts que Gounod donnera à partir de 1872 à l’Albert Hall. L’œuvre a été publiée par Symétrie en 2009. On joint la copie manuscrite de cette partition (28 pages in-fol., taches et mouillures aux premiers ff), chaque feuillet portant le cachet encre de Georgina Weldon : Georgina Weldon for the Orphanage. [Gounod était tombé sous le charme de la cantatrice anglaise Georgina Weldon, et resta sous sa coupe plus de trois années en Angleterre, de 181 à 1874, pour, dira-t-il, « vivre la grande erreur de ma vie » ; l’affaire se termina par un procès, Georgina ayant sequestré les manuscrits de Gounod.]
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