Lot n° 300

Alphonse De Lamartine (1790-1869). Lettre autographe signée, 26 septembre 1848, à un « cher et vénérable confrère » [Charles de Lacretelle ?] ; 4 pages in-8.

Estimation : 500 - 600
Adjudication : 550 €
Description
IMPORTANTE LETTRE POLITIQUE. Le discours de son confrère ne sent pas l’automne mais le printemps le plus frais : « Vous êtes l’espérance de ceux qui vieillissent car votre vieillesse est la saison de votre fécondité. Le mot pour moi dans ce discours m’a été au cœur. Vous avez donné tant d’amitié pour moi à votre fils qu’il doit y avoir surabondance dans votre propre cœur. Je partage la mienne entre vos deux noms ou plutôt entre le respect et l’attrait »… Il espère le revoir bientôt sous ses pampres jaunis, mais la République pourrait bien lui faire perdre quelques saisons : « Elle rencontre les difficultés de tout gouvernement qui se fonde entre les excès, et les dégouts d’une époque. La nécessité la fera je l’espère s’asseoir au centre du pays. Une république conservatrice est possible en face des communismes et des terrorismes qui font peur et horreur à tout le monde. Il y faut seulement du courage et de la sagesse. L’Assemblée nationale en a beaucoup. Je reste ou j’ai été le 23 février dans la seule république qu’un homme de bien puisse reconnaître la République des honnêtes gens. Je combattrai l’autre contre les démagogues, comme je l’ai combattue à l’Hôtel de Ville contre les plagiaires de 1793 »…
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