Lot n° 299

Auguste LUMIERE (1862-1954)

Estimation : 300 / 400
Adjudication : 382 €
Description
Ensemble de 7 volumes in-8, exemplaires sur japon dont 6 avec envois autographes signés de l’auteur à son collaborateur Paul Vigne.
Belles reliures, plein veau marbré, dos et plats ornés de filets et fleurons dorés, dentelles intérieures, couvertures conservées. Nombreuses reproductions photographiques d’après autochromes Lumière.
Tuberculose contagion, hérédité, deuxième édition Johannès Desvigne, Lyon 1931 ; Hérédo-Tuberculose, Léon Sézanne, Lyon 1935 ; La renaissance de la médecine humorale, Léon Sézanne, Lyon 1935 ; Colloides et micelloides, Norbert Maloine, Paris 1933, Le Cancer, Masson et cie, Paris 1929 ; LaVie la maladie et la mort phénomènes colloidaux, Masson, Paris 1928 ; Le problème de l’anaphylaxie, Octave Doin, Paris 1924.
Auguste Lumière, pionnier de la cicatrisation moderne.
Le 28 décembre 1895 Louis et Auguste Lumière font découvrir au public du « Grand Café » à Paris une invention qui va révolutionner l’image : le cinématographe. Alors que Louis poursuit ses travaux sur l’image et invente les plaques autochromes pour la photographie couleur, Auguste s’oriente vers la biologie et la médecine. Depuis Ambroise Paré peu de médecins se sont intéressés à la cicatrisation. Carrel et Lecomte du Noüy effectuent les premières études au début du XXe siècle mais Auguste Lumière sera pionnier dans l’étude et le traitement moderne des plaies. Il applique les principes de la médecine expérimentale. Il étudie sur 44 chiens la vitesse et la qualité de la cicatrisation dans des conditions générales et locales définies. Durant l’hiver 1914–1915 il étudie à l’Hôtel-Dieu de Lyon plusieurs centaines de plaies chez les blessés de guerre. Il établit des règles de cicatrisation normale qu’il publie en 1922. Dans le service du Pr. Léon Bérard il est choqué par la fétidité des salles où les pansements secs sont renouvelés une fois par semaine. Il va mettre au point en 1915 un « pansement-traitement » révolutionnaire, stérilisé à l’autoclave, à base de gazes à mailles de 2 mm imprégnées de vaseline et de baume de Pérou : le Tulle Gras. Il s’attache à la désinfection des plaies avec un désinfectant iodé pulvérisé en fines gouttelettes. Auguste et Louis Lumière eurent une vie féconde de projets, d’inventions et lorsqu’Auguste décède en 1954 il aura déposé plus d’une centaine de brevets.
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