Lot n° 307

COUSTAU (Pierre). LE PEGME, mis en François par Lanteaume de Romieu gentilhomme d’Arles. A LYON, par MACEBONHOMME, 1555. Un volume, in-8, de 114 pp., (3) ff., pleine reliure (du XIXe siècle), en veau blond.

Estimation : 1 000 - 1 500 €
Description
Dos à 5 nerfs très orné et doré portant une pièce de titre en maroquin vieux rouge, triple filet d’encadrement doré sur les plats, filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées.
Bel état.

Première édition de la traduction française, donnée par François Lanteaume de Romieu, parue la même année que l’originale latine.

Ce charmant livre d’emblèmes est orné d’un bel encadrement de titre et 95 figures emblématiques gravées sur bois attribuées à Eskrich.

Chacune contenue également dans un bel encadrement gravé. Jolie typographie en lettres rondes, où chaque page et vignette comprend une bordure de figures grotesques et de motifs architecturaux gravées sur bois.
Chaque page est composé de la réunion d’un titre ou “inscriptio”, imprimé en italique. Les emblèmes sont par ailleurs prolongés chacun d’une “narration philosophique, commentaire savant où l’érudition antiquisante permet de comprendre historiquement l’intention morale et philosophique de l’emblème.

La version française de Lanteaume de Romieu est parue presque simultanément à l’originale en 1555 ; on peut imaginer que la composition de 95 bois, probablement par Pierre Eskrisch, dit la Cruche, le graveur préféré de Bonhomme, a du prendre beaucoup de temps.

L’innovation apportée pour la première fois par le Pegme de Pierre Coustau est ce développement philosophique qui suit et complète l’emblème et que l’on retrouvera par la suite dans d’autres livres d’emblème sous ce nom de “Narratio philosophica”.
Ces petits essais (au sens où l’entendait Montaigne) sont des compléments discursifs de l’em¬blème plus qu’une interprétation à proprement parlé. Il laisse encore une bonne place à la perplexité.

▬ Provenance :
• Bibliothèque de Joseph Nouvellet avec une vignette ex-libris et un cachet qui l’avait acquis lors de la vente Renard en 1881 (n° 1032 au catalogue).
M. Nouvellet a ajouté, en tête, deux feuillets pour décrire et commenter l’ouvrage.
Un commentaire, de quelques lignes, plus ancien, à l’encre rouge, manuscrit sur la première garde.

Habillé d’une reliure signée NIÉDRÉE.
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