Description
140 feuillets in-8 écrits la plupart recto-verso, avec 2 gravures et 2 dessins dépliants, reliure basane d’époque très usagée. Recueil de traités d’héraldique, sciences naturelles et géographie, en vers et en prose, abondamment illustré de dessins souvent aquarellés, par un habitant du Mans. Il se compose comme suit : Traicté du Blason (ff. 1-70), avec préface et une vingtaine de chapitres : « De l’origine des armoiries », « Signification mistique des pieces du blason », « Des couleurs, et du champt de l’écu », « De la division de l’escu », « Des pieces honnorables », « Du chef », « Du pal », « De la bande », « De la barre », « De la face », « De la croix », « Du sautoir », « Du chevron », etc. Quelque 250 illustrations émaillent ce Traicté : écus, ornements d’écus (de papes et cardinaux, d’un évêque du Mans, etc.), couronnes (avec un simple chapeau pour représenter la Suisse), et une très belle série de plus de 50 animaux usités dans l’héraldique, avec des précisions zoologiques et symboliques sur chacun en vers. Ainsi, la licorne, au « poil fort blanc et fin » et au « beau visage féminin », qui s’endort dans le giron d’une pucelle, a ce « sens moral » : « Par la Licorne est entendu / Le fils de Dieu roy souverain / Qui en ce monde est descendu / Pour rachepter le genre humain », etc. De la proprieté, et nature d’aucuns oyseaux, avec le sens moral, le tout curieusement releu & remis en son entier par un auteur moderne a lutilité d’un chacun, 20 octobre 1709 (ff. 71-99). Suite de la série animalière, traitant, en vers, de plus de 50 oiseaux, représentés en vignette ou en pleine page : pélican, phénix, cygne, cigogne, aigle, grue, etc., mais aussi le « dragopa » ou « tragopa », le caprimulgus, la mouche domestique, la huppe, le chat-huant, etc., et la mouche à miel, figure du « fidel Chrestien »… L’Histoire universelle des poissons & autres monstres aquatiques, Le Mans 2 juillet 1709 (ff. 100-123). Étude en prose de 49 créatures, représentées en vignette ou en pleine page. Citons quelques lignes sur « le Cheval ou Chevalot marin » : « il a cheveux fort droits et delies qui n’apparoissent qu’aux vifs. […] Le cheval marin ou hipocampus mis en cendre aveq la poix liquide grisse ou unguent de marjolaine guerit de la ticque ou mal de costé. L’huile rosat dans laquelle on les aura fait mourir est bonne pour les fievres froides »… Etc. Abrégé de la Geographie qui contient les royaumes les villes provinces & les rivieres pnpalle du monde, 5 juin 1709 (ff. 123-136), traitant successivement de l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique, avec des porte-drapeaux en couleurs. En appendice, quelques notices brèves sur le cheval et ses maladies ; un dessin représentant le siège de « Philisbourg en Allemagne » ; et des alphabets gothiques, romain et syriaque, suivis de chiffres latins et grecs.