Lot n° 307

[PÉDAGOGIE]. [Recueil factice]. S.l.n.d. 8 pièces en un volume in-8, demi-veau bleu, dos lisse orné (Reliure de l’époque).

Estimation : 200 / 300
Adjudication : 200 €
Description
— DESTUTT DE TRACY. Observations sur le systême d'instruction publique. 1801. 1 tableau. É.O.
— GUIZOT. Essai sur l'Histoire et l'état de l'instruction publique. 1816. É.O.
— GILLON. Rapport sur le budget de l'Instruction Publique et de l'Université. 1834.
— SAINT-MARC GIRARDIN. Rapport fait [...] sur l'instruction secondaire. 1836. É.O.
— DESTUTT DE TRACY. Discours [...] budget de l'instruction publique. 1835. — BOUILLON. De la Construction des Maisons d'École Primaire. 1834. 16 planches.
— MICHEL. Progrès et Avenir de l'Instruction Primaire. 1835.
— Un mot sur les Frères des Écoles Chrétiennes. Sans date.
De la bibliothèque Charles Dunoyer de Segonzac, économiste français, fondateur du Censeur en 1814, avec ex-libris.
Table manuscrite à l'encre du temps en tête de volume.
Manque en queue, quelques rousseurs.

Détail des pièces :
DESTUTT DE TRACY (Antoine Louis Claude). Observations sur le systême actuel d'instruction publique. Paris, Panckoucke, 1801. VIII-80 pp. 1 tableau replié. Édition originale rare. « Destutt Tracy définit d'une manière intéressante le rôle qu'il assigne aux écoles primaires dans l'enseignement national : dans toute société civilisée, dit-il, “il y a nécessairement deux classes d'hommes : l'une est la classe ouvrière, la seconde est celle que j'appellerai la classe savante”. Ces deux classes d'hommes ont besoin, selon lui, de deux genres d'éducation essentiellement différents : aux premiers,“il faut qu'une éducation sommaire, mais complète en son genre, soit donnée en peu d'années” ; les seconds ont plus de choses à apprendre et des choses que l'on ne peut saisir que quand l'âge a donné à l'esprit un certain degré de développement ; leur cours d'étude devant être plus complet et durer plus longtemps, doit être disposé selon un programme différent » Buisson, I, 699.

GUIZOT (François). Essai sur l'Histoire et sur l'état actuel de l'instruction publique en France. A Paris, chez Maradan, 1816. [4]-157-[1] pp. Édition originale. « Le premier travail de Guizot sur l'éducation rédigé afin de défendre Royer-Collard - alors à la tête de l'Instruction Publique - contre les ultras qui veulent casser le monopole érigé par Napoléon. Trois parties dans cet essai : définition, histoire, réformes de l'instruction (…) Les réformes à adopter vont dans le sens d'une “professionalisation” de l'éducation permettant le développement de l'enseignement primaire qui reste la réforme prioritaire à ses yeux, réforme qu'il accomplira comme ministre de l'Instruction publique en 1833 et dont le présent ouvrage constitue la genèse. » (Yvert, Politique libérale).

GILLON (Jean-Landry). Rapport fait par M. J.-L. Gillon, député de la Meuse, procureur-général près la cour Royale d'Amiens, sur le budget de l'Instruction Publique et sur le budget de l'Université, pour 1835. Séance du 28 Avril 1834 à la Chambre des Députés. Paris, Imprimerie de Mme Vve Agasse, 1834. 95 pp. Extrait du Moniteur du 29 Avril 1834.

SAINT-MARC GIRARDIN. Rapport fait au nom de la Commission chargée d'examiner le projet de loi sur l'instruction secondaire. A. Henry, Imprimeur de la Chambre des Députés, Paris, 1836. 75 pp. Édition originale. « Saint-Marc Girardin, élu par la Haute-Vienne en 1834, entrait à la Chambre des Députés au plus fort de la bataille. Sa haute compétence l'indiqua au choix de la majorité comme rapporteur de la commission chargée d'examiner le projet de loi déposé par le gouvernement sur l'enseignement secondaire. Ce projet, qui avait été déposé pour tenir l'une des promesses de la Charte, et qui devait servir de complément à la loi du 28 Juin 1833 sur l'enseignement primaire, donnait la liberté d'enseigner, mais en veillant à l'entourer de toutes les garanties propres à mettre l'Etat et la société civile à l'abri des usurpations congréganistes. Le cabinet voulait être libéral, mais sous caution. Saint- Marc Girardin lut son rapport à la séance du 14 Juin 1836. Ce rapport était une oeuvre magistrale ; les considérations les plus hautes sur la beauté de la science spéculative, sur les devoirs de l'Etat en matière d'éducation, sur les droits de la famille et de l'individu, s'y alliaient aux discussions pratiques les plus serrées. Saint-Marc Girardin fut obligé de s'y montrer un équilibriste agile ; car il avait à contenter tout à la fois les partisans de l'enseignement national, tel que Napoléon l'avait conçu, et les avocats intéressés de la liberté sans limites, telle que l'Eglise la réclamait (…) » Buisson, II, 2664.

DESTUTT DE TRACY (Antoine Louis Claude). Discours prononcé par M. de Tracy, Député de l'Allier, dans la discussion du budget du ministère de l'instruction publique pour 1836. Paris, Imprimerie de Mme Vve Agasse, 1835. Extrait du Moniteur du 30 Mai 1835. 18 pp.

BOUILLON (A.). De la Construction des Maisons d'Ecole Primaire ; ouvrage contenant : des projets descriptifs et estimatifs pour six Maisons d'Ecole, adaptées à différentes localités, avec les détails de leur exécution et la disposition des classes ; 2° un Projet descriptif pour une Ecole Normale primaire ; 3° des Notions sur la Ventilation et le Chauffage des classes ; 4° un Modèle Gymnase avec la Description des Machines, etc. Paris, Librairie classique et élémentaire de L. Hachette, 1834. [2]-IV-88 pp., table. Présentation de six projets de Maisons d'École. « L'article 13 de l'Ordonnance royale du 16 Juillet 1833 porte que divers plans d'Ecoles primaires, accompagnés de devis estimatifs détaillés, seront dressés par les soins du Ministre de l'Instruction publique et déposés au Secrétariat des Préfectures, des Sous-Préfectures, des Mairies, des chefs-lieux de canton, et des Comités d'arrondissement, ainsi qu'au secrétariat de chaque Académie. (…) Notre première intention était de nous borner à la publication de six projets de Maisons d'Ecole, applicables à toutes les localités, depuis la commune rurale la plus petite jusqu'au chef-lieu du département ; mais notre sujet s'est agrandi. Nous avons compris qu'il fallait, sous peine d'être incomplet, entrer dans des détails sur la distribution intérieure de la classe, et sur chacune des parties qui composent l'école. On va construire des Maisons d'Ecole normale primaire dans les chefs-lieux de département ; nous avons dû présenter le plan d'une grande Ecole de ce genre ». 16 planches hors-texte reliées en fin d'ouvrage. Quérard et Bourquelot II, 380.

MICHEL (Ad.). Progrès et Avenir de l'Instruction Primaire en France. Moulins, Imprimerie Desrosiers, 1835. 32 pp. Discours prononcé à la distribution solennelle des prix de l'école primaire supérieure communale à la ville de Moulins, dirigé par M. Guyot, maître de pension par M. Michel, professeur de composition française et d'histoire dans cet établissement.
Un mot sur les Frères des Ecoles Chrétiennes. Imprimerie Gratiot, sans date. 13 pp.
Partager