Lot n° 289

VISCONTI Ennius-Quirinus (1751-1818), archéologue, premier conservateur des antiques et tableaux au musée du Louvre. L.A.S. et M.A. à Joseph-Antoine Florens (1762-1842), commissaire du Directoire exécutif de la République française à Rome. Rome, 1er vendémiaire an VII [22 septembre 1798]. 14 pp. in-folio et in-4. Cachet et marque postaux sur l'enveloppe.

Estimation : 600 - 800 EUR
Description
VISCONTI Ennius-Quirinus (1751-1818), archéologue, premier conservateur des antiques et tableaux au musée du Louvre. L.A.S. et M.A. à Joseph-Antoine Florens (1762-1842), commissaire du Directoire exécutif de la République française à Rome. Rome, 1er vendémiaire an VII [22 septembre 1798]. 14 pp. in-folio et in-4. Cachet et marque postaux sur l'enveloppe.
- Longue et passionnante lettre (10 pp. in-folio) dans laquelle Visconti, objet d'une cabale sous la République romaine, se défend auprès du Florens. Attaqué sur son honnêteté, notamment par Jean Bassal, suspecté à tort de s'être fort enrichi grâce à l'immobilier, lâché par ses homologues du gouvernement, Visconti écrit aux Pères de la République romaine : Daunou, Monge et Florens. Il revient sur les détails de l'affaire et dénonce l'intrigue menée par Bassal " qui voulait se débarrasser d'un obstacle à ses malversations, à ses vénalités, à ses corruptions de toute espèce [...] tout cela vous est bien connu. " Il mentionne également des personnalités importantes de Rome : les consuls Angelucci, Matthadis, Reppi et Parnazzi, Corona membre du Tribunat, ainsi que Pierelli, Rey et Callisti. On reprochait ainsi à Visconti de s'être enrichi grâce à l'immobilier ; lui évoque des achats " patriotiques ", c'est-à-dire d'anciens immeubles de congrégations religieuses.
- Note autographe jointe par Visconti, pour illustrer son propos (4 pp. in-4), intitulée État des acquisitions faites par Visconti depuis le 22 pluviôse an 6e jour de la révolution de Rome après la quelle époque il a été ministre de l'Intérieur provisoire et consul durant six mois : " Il a été si éloigné de cacher ces acquisitions qu'il en a fait déclarer tout de suite le véritable acquéreur par des actes publics. "
Joint : deux numéros du Monitore di Roma (n° 60 et 62), attaquant Visconti et joints par ce dernier à sa lettre, ainsi que l'enveloppe autographe adressée au Citoyen Florens, ayant contenu l'ensemble de ces documents.
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