Lot n° 32

CAMUS Albert (1913-1960) — Lettre autographe signée adressée à Robert TRÉNO à propos de L'Homme révolté. — S.l., 18 septembre 1952, — 1 page in-4 à l'encre sur papier (restaurations au verso du papier un peu froissé).

Estimation : 1500 - 2000
Adjudication : 3 250 €
Description
Importante lettre sur la polémique qui opposa Jean-Paul Sartre à Camus au sujet de L'Homme révolté, et qui entraîna leur rupture.

Lettre autographe signée adressée à Ernest Raynaud, dit Robert Tréno, journaliste et futur directeur du Canard enchaîné.

«Cher Tréno, Merci de votre amicale proposition. Si j'avais du répondre, F. T eut été tout indiqué. Mais je ne peux suivre les Temps Modernes, et leurs petits alliés, sur le terrain qu'ils ont choisi. Laissons les vendre cette correspondance «déchirante» a coups d'annonces publicitaires. Je vous serre la main, très cordialement Albert Camus P.S. Je viens de lire l'article de Georges, et j'en suis très touché. Remerciez le pour moi. Et qu'il ne s'en fasse pas trop pour l'amitié rompue. Si cette affaire prouve quelque chose, c'est justement qu'il n'y avait pas d'amitié, sinon de mon côté».

Signed autograph letter to Robert TRÉNO about The Revolted Man. S.l., September 18, 1952, 1 page in-4 in ink on paper (restorations on the back of the paper a little crumpled). Important letter on the controversy between Jean-Paul Sartre and Camus about The Revolted Man, which led to their break-up. Signed autograph letter addressed to Ernest Raynaud, known as Robert Tréno, journalist and future director of Le Canard enchaîné. "Dear Tréno, Thank you for your friendly proposal. If I had had to answer, F. T. would have been the right person to do so. But I cannot follow Modern Times, and their little allies, on the ground they have chosen. Let them sell this "heartbreaking" correspondence through advertisements. I shake your hand, very cordially Albert Camus P.S. I have just read Georges' article, and I am very touched. Thank him for me. And don't let him worry too much about the broken friendship. If this case proves anything, it is precisely that there was no friendship, if not on my side".
Partager