Lot n° 263

LOTI (Pierre). Un Jeune officier pauvre. Paris, Calmann-Lévy, 1923. In-18, demi-chagrin brun avec coins, dos …

Estimation : 800 EUR
Adjudication : Invendu
Description
Un Jeune officier pauvre. Paris, Calmann-Lévy, 1923. In-18, demi-chagrin brun avec coins, dos lisse orné, tête dorée, couverture et dos (Reliure de l'époque). Première édition en librairie.
Comprenant une notice inédite de l'ami de Pierre Loti Émile Vedel, cette édition parut la même année que l'originale publiée en 4 fascicules aux éditions de L'Illustration.
Un des 75 exemplaires numérotés sur japon impérial.
Importants extraits du journal de Pierre Loti, couvrant sa jeunesse jusqu'en 1878, et notamment ses premiers voyages en Océanie, Afrique et Turquie. Cette édition fut préparée en collaboration avec son fils Samuel Viaud.
Véritable matrice de son œuvre littéraire, son journal fut débuté en 1866 et poursuivi presque toute sa vie.
Exemplaire enrichi de 3 pièces :
Un manuscrit autographe signé de Pierre Loti intitulé Les deux têtes de Gorgone. 7 pp. 1/2 grand in-folio ; montage en tête. Pamphlet politique d'une virulence inouïe contre le Kaiser et son allié dans les Balkans, le roi Ferdinand Ier de Bulgarie. Il parut d'abord dans Le Figaro du 7 avril 1916, avant d'être intégré en juillet 1916 dans son ouvrage La Hyène enragée dont il forme le dernier chapitre. Version présentant plusieurs variantes avec la version finale imprimée : par exemple, le dernier paragraphe imprimé de la première partie est absent du manuscrit, alors qu'à l'inverse le dernier paragraphe du manuscrit n'a pas été repris dans la version finale imprimée : « Et si j'osais, j'irais jusqu'à dire : réveillez-vous aussi, anarchistes au courage déréglé, que n'arrête pas le choix des moyens ; ne laissez pas échapper cet instant, que vous ne retrouverez sans doute jamais plus, de vous faire pardonner tant de maladroits forfaits. Débarrassez-nous des deux têtes de Gorgone qui mènent ce sabbat d'enfer sur le monde !... »
Deux lettres autographes signées du fils de Pierre Loti, Samuel Viaud, à Alphonse Cillière ; jointes. 23 août, 1923 : « ... Je vous suis infiniment reconnaissant de tout ce que vous me dites au sujet du Jeune officier pauvre, car la publication de ce livre avait intéressé mon père, l'avait préoccupé aussi, pendant toute la dernière année de sa vie. Je continuerai maintenant à publier son journal intime, ainsi qu'il me l'avait recommandé... » (2 pp. in-folio, enveloppe conservée). – « 2 janvier » : « ... Votre souvenir reste lié, pour moi, au souvenir de la Turquie, et mes pensées sont chaque jour ramenées vers elle, dans cette maison de Rochefort, où mon père a amassé tant de choses de là-bas... » (2 pp. in-folio). Ami de Pierre Loti, le diplomate Alphonse Cillière fut notamment consul de France à Trébizonde (1894-1897), Salonique (1897-1898) puis Constantinople (1898-1912). Il avait accueilli l'écrivain et son fils Samuel dans sa demeure du quartier d'Ortaköy, en septembre-octobre 1910, lors de leur séjour dans la capitale ottomane. Pierre Loti évoque ce séjour dans Suprêmes visions d'Orient (1921, publié en collaboration avec son fils). Leur amitié survécut à leurs divergences sur la question arménienne, et Alphonse Cillière publia encore en 1934 des « Souvenirs sur Pierre Loti » dans la Revue de France.
Dos légèrement passé.
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