Lot n° 86 

LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph). Cours de langue latine, à l'aide duquel on peut apprendre …

Estimation : 1 000 - 1 200 EUR
Adjudication : 2 250 €
Description
LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph). Cours de langue latine, à l'aide duquel on peut apprendre cette langue chez soi, sans maître et en deux ou trois mois de lecture. Paris, s.n., 1787. In-8, maroquin rouge, triple filet doré, fleurons aux angles, armoiries au centre, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées (Reliure de l'époque). Édition originale.
Le pédagogue Pierre-Joseph Luneau de Boisjermain (1732-1801), natif d'Issoudun, fit paraître successivement, entre 1783 et 1789, un Cours de langue italienne, un Cours de langue anglaise et un Cours de langue latine, qui constituent une des meilleures applications que l'on ait faites des principes mis au jour par l'abbé de Radonvilliers, en 1768, dans De la manière d'apprendre les langues.
Ce volume constitue le cours de latin en prose. C'est une traduction interlinéaire et mot à mot des Commentaires sur la guerre des Gaules de César, précédée d'une brève introduction grammaticale. La poésie a fait l'objet d'une publication séparée, fondée sur les œuvres de Virgile.
Très bel exemplaire en maroquin rouge aux armes du baron de Breteuil.
Louis-Auguste Le Tonnelier (1730-1807), baron de Breteuil et de Preuilly, était le neveu de la célèbre Émilie du Châtelet. Il servit avec distinction dans la diplomatie royale, comme ministre plénipotentiaire auprès de l'électeur de Cologne en 1758, puis comme ambassadeur en Russie, en Suède, à Vienne et à Naples. En 1783, Louis XVI le nomma ministre de la Maison du roi et du département de Paris, où il se rendit fort impopulaire malgré les travaux d'utilité publique qu'il avait conduits. Le 11 juillet 1789, Louis XVI le choisit comme principal ministre en remplacement de Necker, cent heures à peine avant la prise de la Bastille, dont il ne put être que le témoin impuissant. Il émigra en Allemagne le 17 ou le 18 juillet, chargé secrètement des pleins pouvoirs du roi pour traiter avec les cours étrangères du rétablissement de l'autorité royale en France. Rentré à Paris en 1802, il obtint une pension de Napoléon, dont il se fit le courtisan le plus assidu.
Travail de ver en marge des premiers feuillets, sans atteinte au texte ; quelques rousseurs éparses.
OHR, 1481.
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