Lot n° 282

PARAZ (Albert). Texte dactylographié avec corrections, signature autographe et 2 lignes autographes. 5 mai 1956 ; 5 pages in-4, sur papier pelure bleu (bords un peu effrangés, agrafe, manque un coin en marge du dernier f.). Mise au net par l'auteur...

Estimation : 100 / 200
Adjudication : Invendu
Description
d'un article très probablement paru dans la revue " L'Heure française " (ou du moins proposé à cette revue). A l'occasion de la parution du disque de Céline, Albert Paraz déplore l'absence quasi-totale de critique parues dans la presse. Il s'emporte, son texte est un véritable panorama critique des journaux et revues littéraire français de l'époque, et de certains de leurs rédacteurs : " […] Depuis la libération, elle [la critique littéraire] est si profondément, si naïvement noyautée de progressisme […], tellement au mains d'un gang issu de la résistance […] ". Il déplore que les journaux d'Alger " pourtant devenus furieusement antimendésistes " n'aient pas parlé de son livre " Schproum à Casa " ; " […] un grand nombre d'organes autrefois gaullistes comme Jours de France et Carrefour […] cherchent à s'aligner sur des mouvements anticommunistes, mais en conservant tous les rédacteurs issus de la libération […]. Il donne les noms de Pascal Pia (nom qu'il biffe ensuite), Morvan-Lebesque, Jean Dutourd… Et plus loin : " Le Figaro de Pierre Brisson interdit depuis 44 de prononcer le nom de Céline et quelques autres. Mais […] oublie de remarquer que l'interdiction a été suivie par osmose, par contagion, dans tous les journaux littéraires […] ". La dernière page du texte est consacré au disque qu'il conseille vivement d'acheter et d'écouter " on n'entendra pas le disque de Céline à la radio […] ".
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