Lot n° 182

André BRETON. Huit lettres adressées à Georges Auric. Paris, 25 novembre 1919 - 22 septembre …

Estimation : 2 000 - 3 000 EUR
Adjudication : 3 800 €
Description
André BRETON. Huit lettres adressées à Georges Auric. Paris, 25 novembre 1919 - 22 septembre 1924.
8 lettres autographes signées, 9 pages en tout, 4 pp. in-8, 5 pp. in-4, 2 enveloppes conservées.
Très intéressante correspondance témoignant des prémices du mouvement Dada à Paris.
Georges Auric avait fait la connaissance de l'infirmier auxiliaire André
Breton en 1919 au Val-de-Grâce où il avait été hospitalisé.
- 25 novembre 1919, en-tête de Littérature.
“Votre lettre est une des rares choses qui pouvaient me causer ce plaisir [...].”
- 11 janvier 1920 ”[...] Louis Aragon m'avait dit que vous viendriez chez Certâ. Disposezvous par hasard de votre soirée de demain ? Philippe Soupault et moi nous devons lire notre pièce à quelques amis dont nous aimerions que vous soyiez. Cela se passera 102 rue du Cherche-Midi, au Sans Pareil [...].”
Il s'agit sans doute de S'il-vous-plaît, le sketch qui sera joué le 27 mars lors d'une soirée Dada.
- 20 décembre 1920 “J'ai absolument besoin de vous voir avant jeudi. Ce sera moins long à vous expliquer de vive voix [...].” [décembre 1921] carte pneumatique
En pleine préparation du Congrès de Paris, Breton donne rendez-vous pour le soir même à 5h45 au café de Madrid.
- 9 janvier 1922. En tête du Congrès de Paris “Mon cher ami, il faut venir, oui, il faut venir signer demain soir les communiqués à la presse et formuler quelques-unes des questions qui vous regardent (sans cela, la musique...) [...]. Je n'ai pas voulu vous effrayer avec ce beau papier [...]”.
- 31 janvier [1922]
Breton s'étonne de l'absence d'Auric à la dernière réunion du Petit
Grillon et l'exhorte à le prévenir la prochaine fois.
“Ne voyez aucune mauvaise humeur à ce petit mot mais je viens de passer la soirée en tête à tête avec M. Ozenfant.”
- 16 mars 1923. En-tête de Littérature
Sévère mise au point.
Picabia a rapporté à Breton les propos désobligeants de Georges
Auric concernant la revue Littérature (“il n'y aurait d'intéressant que les couvertures des numéros et la collaboration de Picabia”), Aragon (qu'Auric appellerait “le dernier des faiseurs”), le mépris de Breton pour
Cocteau, etc. Breton réclame donc une franche explication : “Vous savez, sans doute, que je ne tiens à vous qu'autant que vous êtes susceptible de vous expliquer là-dessus [...]”.
- 22 septembre 1924. En-tête de Littérature
Breton remercie chaleureusement Auric d'un renseignement utile à la correction des épreuves de son dernier livre et lui exprime le désir de le voir “aussi souvent” qu'il le pourra.
“Picabia continue à faire des siennes. Comme je m'y attendais il est même à peu près parvenu à mettre Desnos dans son jeu [...]”.
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