Lot n° 308

Sacha GUITRY. 2 L.A.S., [avril 1925], à Pierre WOLFF ; 2 pages in‑4 chaque.Mise au point après un article sur le théâtre du VAUDEVILLE paru dans Candide (23 avril 1925). « Je ne suis ni Satan, ni le Bon Dieu, ni Inaudi – et je n’ai pas...

Estimation : 300 / 400 
Adjudication : 350 €
Description
de “livres bien tenus” » ; aussi avait-il demandé des précisions à Georges Peutat sur le Vaudeville. « Je ne “défends” pas mes pièces, […] mais je conserve un mauvais souvenir de certains actes anti-confraternels, n’ayant à ce sujet rien à me reprocher. Ainsi, bien que dans votre lettre vous prétendiez n’avoir pas été systématiquement injuste à mon égard, je vous signale cette phrase de vous parue dans Comœdia, alors que vous veniez de prendre la direction du Vaudeville, que j’avais dirigé moi-même pendant deux années précédentes : “Je suis trop irrité que les auteurs accaparent toute une année le même théâtre pour tomber moi-même dans ce travers !” Était-ce très aimable pour moi ? Que vous avais-je donc fait ? »…Il ne s’était pas trompé, comme le prouvent les précisions qu’il donne sur les représentations et les recettes du Ruisseau, joué 119 fois « en comptant la reprise. Si j’avais dû compter les reprises faites au Vaudeville de toutes les pièces, le nombre de centièmes eût été bien plus grand ! – Donc je ne m’étais pas trompé. Et l’incident serait clos entre nous si dans votre lettre vous ne m’accusiez pas d’être “injuste”. Ne l’avez-vous pas été, vous, injuste, mon cher Wolff quand vous avez pris la direction du Vaudeville ? Relisez votre article dans Comœdia et feuilletez vos programmes ! Vous y parlez de tous les succès remportés dans ce beau théâtre – mais vous oubliez Deburau, Berg-op-Zoom, Pasteur, La Revue de Paris et Le Mari, la femme et l’amant, pièces qui, toutes, hormis Deburau, ont dépassé la centième. Pourquoi ? »…
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