Lot n° 119

Yvette GUILBERT (1865-1944). — 7 L.A.S. (la plupart « Yvette »), 1928-[1931] et s.d., à Curnonsky ; 8 pages formats divers, la plupart à son adresse 120, rue de Courcelles, une adresse.

Estimation : 300 - 400
Adjudication : 780 €
Description
Correspondance amicale : félicitation pour la Légion d’honneur, invitations avec Bienstock (« Venez en pijama si le cœur vous en dit »)…
Sur la gastronomie. « Mais je ne suis pas gourmande ! et ma foi, à vrai dire, je ne garde des repas que je fais que le souvenir de mes voisins de table… Ce qu’il y a dans les plats m’indiffère. – Pourtant, pour vous montrer ma fidélité au souvenir, je n’oublie pas les régals de mon enfance en Normandie… les soupes à la crème ! les carottes, les salades à la crème, et les poulets juteux cuits, embrochés et grésillant sur les braises rouges, pendant que moi fillette, accroupie sur le sol, j’avais charge de tourner la broche ! J’appris également en Amérique à goûter la succulente cuisine nègre. – Quand Paris aura-t-il son “Restaurant noir” ! Alors les bananes frites entoureront les poulets croustillants, les maïs en branches arriveront dorés et chauds roulés dans des linges blancs et les jolies dents des Parisiennes y mordront à pleines lèvres, sans souci d’émietter ces grappes farineuses et de les transformer “en petits pois écossés” dans les assiettes. Le maïs américain mangé “en grappes” et les bananes frites sont mes deux petits péchés de bouche »…
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