Lot n° 221

Pierre LOUŸS. — 8 L.A.S. ou L.A. (quelques minutes inachevées), [vers 1907-1921], à son cousin Jacques Chardon, lieutenant de vaisseau, et sa femme Jeanne ; 24 pages in-8 ou in-12, 2 enveloppes.

Estimation : 300 - 400
Adjudication : 390 €
Description
– Tamaris [1907]. Vive critique de l’autorité et de la légitimité du pape ; il suggère de fonder, en réunissant « modernistes », fondateurs du Sillon, et autres opposants, soit « 1800.000 catholiques », « une église qui sauverait la catholicité perdue par un pape incapable »…
– Tamaris 14 septembre 1910, sur la condamnation du Sillon, la censure exercée par le Saint-Siège, la religion et le régime républicain…
Lundi soir, sur ses relations avec les directeurs de théâtre, qui ne sont pas très bonnes « Pour l’Opéra, c’est différent. J’ai toujours eu de bons rapports avec Messager »…
– Il a attrapé une bronchite à la fête de Neuilly, et remercie Jacques, « insigne et complaisant traducteur », pour la traduction d’un article « intelligent et plutôt moins bêcheur que je n’eusse appréhendé qu’il ne fût »…
– Sur la santé de sa tante âgée de 80 ans. – Court billet : « Garde tes prières pour ton propre salut, mon cher Jacques. Ni Georges ni moi n’avons besoin de ton intercession ».
– 2 mars 1916. Il a évoqué avec émotion Paul Chardon (mort des suites de ses blessures en octobre 1915) avec le député Leboucq, auteur d’articles sur les Balkans sous le pseudonyme de Claude Montaigne, qui avait fait campagne pour Georges Louis « au moment où son ambassade était attaquée par Poincaré »…
– 2 novembre 1921, au sujet d’une anthologie des écrivains morts au combat, où figurera Paul Chardon.
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