Lot n° 492

LAMENNAIS Félicité de (1782-1854). L.A. et L.A.S. «F. de la Mennais», août-novembre 1830, au marquis de CORIOLIS D'ESPINOUSSE ; 3 pages in-8 chaque, adresses. Belles lettres politiques après les journées de Juillet 1830. 26...

Estimation : 400 - 500
Adjudication : 50 €
Description
août : «ceci doit tôt ou tard finir par la république, j'entends république de droit, car nous avons déjà celle de fait ; et comme d'ici à longtemps peut-être, nul autre gouvernement ne sera possible en France, j'aimerois mieux [...] qu'on mît plus d'unité dans les institutions qu'on nous fabrique ; car tout ce qui s'y trouvera d'opposé à l'esprit républicain, ne pourra ni durer, ni être changé sans de nouvelles secousses»... L'union sera, certes, fort difficile, mais elle sera commandée par des intérêts si graves et pressants que Lamennais ne désespère pas d'un certain concours pour le maintien de l'ordre et la défense des droits communs. Après de longues considérations, il poursuit : «je pense qu'on ne doit pas entièrement désespérer des royalistes. Mais que dis-je des royalistes ? La première chose est d'oublier ce nom. J'y substituerais celui d'égoïste [...] Il s'agit pour chacun de sauver sa religion, sa vie, ses propriétés. Or nulle sûreté que dans la force, [...] et nulle force que dans l'union»... Etc. - 14 novembre. «Il y a des royalistes, et même beaucoup, qui [...] entrent en fureur, lorsqu'on leur dit qu'il seroit à propos de défendre sa vie et ses biens, [...] de défendre sa liberté religieuse, la liberté de faire élever ses enfans à son gré, etc, etc. [...] il semble qu'ils se consoleroient de la révolution de Juillet, s'ils étoient bien sûrs qu'on les débarrassera de toutes ces odieuses libertés qui sentent le jacobinisme. Et comme au fond ce gouvernement ne demande pas mieux que de les satisfaire sur ce point, ils pourroient dormir fort tranquilles, si tous les catholiques vouloient s'accommoder de cette tant bonne et douce autorité qui vous ôte la peine de penser, de vouloir et d'agir [...] Nous avons proposé de supprimer le salaire des prêtres catholiques ; M. Merilhou répond en demandant que l'on salarie les Rabbins. Il faut en vérité que l'on se croie bien riche pour donner de l'argent aux juifs. Il est vrai que Rothschild en a perdu beaucoup»...
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