Lot n° 182

Jean DUTOURD (1920-2011). Manuscrit autographe signé, Chroniques, 1992-1997 ; un volume petit in-4 (22 x 17,5 cm) de 375 feuillets écrits recto-verso, cartonnage toile grise. Manuscrit contenant le brouillon de 197 chroniques journalistiques...

Estimation : 1000 - 1500
Adjudication : 600 €
Description
du gaulliste pamphlétaire, amoureux et défenseur de la langue française et de la culture, observant avec humour la politique et la société. Le manuscrit, à l’encre noire, présente de nombreuses ratures et corrections, avec des passages biffés. Il est daté en tête 15-4-92, et en fin 29 janvier 1997. Le feuillet de garde porte cet envoi : « A Isabelle qui, semaine après semaine, a usé ses jolis yeux à déchiffrer, juqu’à les comprendre mieux que moi, mes pattes de mouche, ce manuscrit qui lui est dû plus qu’à tout autre. Jean Dutourd 29 janvier 1997. Citons quelques titres : Cohabitations (1ère chronique), Méstriche, La Cigarette de la Terreur (contre la loi Evin), Le Modèle anglais, La Seita gourmande, La Droite maëstrichienne, Le Bicentenaire de Septembre (sur les massacres de Septembre), Le Grand Bazar de la Vierge (ouverture du Virgin Megastore), Les Nuls de l’ère scientifique (à propos de l’illettrisme), La Sabirophonie, Eurochiens, La difficulté d’être potiche, La Maison du Nez (sur Blair House et le GATT), Le Couple France-Allemagne, Les Séquelles de Néron (sur la Fête de la Musique et Jack Lang), La France gâteuse, Adam et moi, Prix Nobel de dynamite, L’Inconnu du Paris-Bruxelles (Delors), Prosopopée de Lionel, Le déjeuner avec l’Ogre (Fidel Castro à l’Elysée), Perdu par l’ambition (B. Tapie), Le Calvaire de la Gauche, Éloge des bouts de chandelle, Madelin ou du suicide, Le bonheur de déplaire, Le Triomphe de Knock, La grève des nantis (la S.N.C.F.), Deux septennats de silence, Bélisaire et Walesa, L’Euro-to-to, Le mois de la flemme, B.B. entre Cérès et Léautaud, Le Panthéon des non-fumeurs, La Wallonie française, La France de la flanelle, Nos ancêtres les Gauloises, Tonton gateau (Mitterrand) ; la dernière : Les intestins sont dehors (sur la rénovation de Beaubourg). Les cibles favorites de Dutourd sont Mitterrand et ses ministres : Jospin, Tapie, Jack Lang notamment ; le traité de Maastricht, le P.S. ; défilent aussi Pasqua, Balladur, Chirac, Mgr Gaillot, Le Pen et le F.N., Alain Madelin, Xavière Tibéri, etc. Dutourd aborde en moraliste à la plume acérée l’élection de Clinton, la mort du roi Baudouin, le débat sur la bioéthique, la Grande Bibliothèque de Tolbiac, les normes européennes, la cohabitation, le club des Ronchons, l’Eurotunnel, l’Opéra Bastille, le bicentenaire de l’Institut, les soldes, le denier du culte, l’euro et l’écu, la Légion étrangère, la libération sexuelle, le sport, Eurodisney, le scandale de la démission de l’évêque de Bâle père, etc. Dans le domaine littéraire, il évoque les mémoires d’Agricol Perdiguier (Avignonnais la Vertu), Antoine Hamilton, Mérimée, Henri Béraud, André Malraux, la démission de Julien Green de l’Académie Française (Le green et le vert), Jean-Edern Hallier (« ce n’est pas seulement la littérature française qui est en deuil, c’est aussi la morale et l’esprit français »)… etc. On joint une P.A.S. « J.D. », remarques sur un roman (2 p. in-4) ; un discours imprimé, L’esprit de contradiction fondement de la vertu (1996) avec envoi a.s. ; et un tapuscrit, L’Habit vert.
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