Lot n° 188

Saint FRANÇOIS DE SALES (1567-1622) évêque de Genève, fondateur de l’ordre de la Visitation, auteur de l’Introduction à la vie dévote et du Traité de l’amour de Dieu. L.A.S. « Françs E. de...

Estimation : 3500 - 4000
Adjudication : 7 000 €
Description
Geneve », Chambéry 17 mars [1612], à « Madame de Pezieu » [Françoise de Longecombe de Peysieu] ; 1 page in-fol., adresse avec petits cachets de cire rouge Belle lettre d’affection à une parente. [Françoise de Disimieu, épouse de François-Philibert de Longecombe de Peysieu, veuve en 1591, avait cinq enfants, ici mentionnés par François comme ses frères et soeurs ; elle mourut en 1617. Elle était apparentée à François de Sales par le mariage d’une des aïeules de François avec un François de Longecombe, et François de Sales, qui entretint avec elle une belle correspondance, l’appelait sa « très chère mère ».] « Madame ma tres chere et tres honnoree mere. L’honneur que vos deux lettres m’ont donné ne peut estre dignement remercié par celleci. Elle vous tesmoignera seulement, que j’ay un extreme sentiment du bonheur que vous m’aves departi, m’advoüant pour vostre filz, me voyant tous les jours arriver des nouveaux ruysseaux de faveur qui descoulent de cette vive fontaine. Car voyes-vous, Madame ma mere, ne dois-je pas estre fort glorieux, de me treuver maintenant receu en la bienveüillance de Monsieur et de Madame de Cerviere, [la dernière fille de Mme de Peysieu, Lucrèce, dame de Saint-André de Cervières] vos chers enfans, comme presque cet autre frere [Louis, seigneur de Selignieu, qui partira en mission au Brésil où il mourra en 1614] qui, impatient d’estre privé de la douceur de vostre presence, sen reva si vitement aupres de vous, a laquelle il donnera Dieu merci des bonnes nouvelles de la santé de cette bonne seur, que je veux servir et honnorer de tout mon cœur en labsence des autres meilleurs freres »... Il ajoute, en post-scriptum : « Mon Dieu que jay de contentement de voir en cette chere seur qui est icy, non seulement l’air de vostre visage, mais, ce qui est le plus beau les traitz de vostre esprit et de vos affections. Jen loüe Nostre Seigr Madame ma mere. » Œuvres, édition d’Annecy, t. XV, Lettres, vol. V (dcclix). On joint une L.A.S. de son frère Jean-François de Sales de Boisy (1578-1635, il succèdera à son frère à l’évêché de Genève) à Mme de Pezieu, Annecy 1er jour de l’Avent 1613, belle lettre affectueuse à « Madame ma tres honnorée mere ».
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