Lot n° 206

Léo LARGUIER (1878-1950). 54 L.A.S., 1905-1911, à Charles Dumas ; env. 115 pages in-8 ou in-12, enveloppes. Importante correspondance amicale et littéraire à son « vieil ami », son « cher poëte », « Mon...

Estimation : 600 - 800
Adjudication : Invendu
Description
lieutenant », « Mon vieux », etc. Au sujet de poésie, de leurs travaux ; demandes d’écrits ou d’articles dans divers journaux ; questions d’argent, de rendez-vous et invitations, recommandations, vœux, etc. 1er avril 1905. Il était à une terrasse de café hier avec Moréas, et remercie Dumas pour son volume ; il l’invite à prendre le café chez lui un soir ; « Derème m’a dit de fort beaux vers de vous », et il aimerait connaître ce poème… Remerciements pour son article : « Rien ne pouvait me toucher davantage […]. Les poëtes sont d’ailleurs les seuls critiques et je suis très fier des pages que vous me consacrez. C’est certainement la première fois que l’on dit ces choses sur mon art »… Le livre de Despax va bientôt paraître : « je crois qu’il sera fort beau »… Février1907. « Une mort, celle du Mouvement ! Cette revue meurt de misère ». Il lui propose des nouvelles pour le Figaro : « Je ferai autre chose que des contes si cela arrangeait. N’oubliez pas que je suis le chroniqueur de L’Intransigeant – que de titres ! »… Le Mouvement reparaitra peut-être au printemps « transformé, critique et agressif », mais il tâchera de lui faire un article dans la revue Antée. Il enverra une nouvelle pour Le Gaulois… « Les muses sont chez moi ce matin, j’écris des vers ! »… Septembre 1907. Il travaille aux épreuves de son poème Jacques (Mercure de France ,1907) : « Jacques est sur ma table, vêtu de papier imprimé, sentant l’encre qui a coulé sur son habit blanc »… Demande d’insertions dans Le Gaulois, renvois d’épreuves corrigées, enterrement de Sully-Prudhomme, etc. Il est « submergé, j’ai des besognes à livrer et me suis rasé ce matin pour la 1ère fois depuis 6 jours »… Octobre 1908. « Vous êtes un de ces amis comme on en voit dans les romans bien pensants », le « type de l’ami sincère »… 1er janvier 1909. « Les temps sont atrocement sombres. […] Vallotton a fait de vous un fort beau masque »… 29 fév. 1909. Que fait-il « chez les glandivores du Luxembourg (L. Tailhade) êtes-vous sénateur comme le Beuve ? […] que pensez-vous de Mendès ? L’avais-je assez dit qu’il recevrait la foudre ? Mais je pensais qu’il serait à table ou au bordel »… 5 avril 1909. Ennuis d’argent, remerciements pour un mandat, « Si par hasard vous fondiez un grand journal, je tiens un splendide roman d’aventures à votre disposition »… Il repart régulièrement à la Grande Combe : « J’ai fui aux neiges et aux montagnes glacées, après avoir porté le fer dans ma vieille liaison. C’est dur. Il le fallait, c’est fini ». Il va rester là deux mois à travailler : « J’ai fui à la montagne sinistre et natale, pour travailler un peu dans la paix »… « Je suis enlisé, je mange comme un curé et je bois comme un fossoyeur »… Il pensait venir pour enterrer son père mais maintenant qu’il va mieux il a hâte de remonter à Paris : « Nous ne sommes pas faits pour ces maisons peuplées, occupées à des choses ridicules ; nous sommes des solitaires, de splendides diamants qui souffrent de tout contact. Ai-je raison, mon vieux sanglier de la Cour de Rohan ? »… On joint 2 cartes de visite, 1 L.A.S. du même à Louis Dumas, et 1 L.A.S. d’E. Lenoble
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