Lot n° 18

JACOB (Max). 2 L. A. S. à "Henry" (nom effacé), 1942, au sujet d'Apollinaire, du protestantisme, de ses travaux, des poètes contemporains… - lettre signée, non datée (juillet 1942 ?), 1 p. in-4. "Je ne sais ce qu'est devenu la...

Estimation : 200 - 300
Description
veuve de Guillaume ; c'était une petite bonne femme quelconque de la rue. Elle me haïssait et je t'engage à ne pas parler de moi dans ta lettre. Peut-être ferais-tu mieux d'écrire à Salmon (...). Moi je crois qu'Apollinaire n'a pas eu de prêtre en mourant mais je perds la mémoire. (...) L'incertitude du protestantisme engendre une foule de sectes (...). Mon frère est sorti de prison : je ne sais comment ni pourquoi. Oui je fais encore des poèmes en prose. Pas de balades. En peintureil m'arrive de vendre et même de rater des ventes. J'ai une commande de portraits de grands hommes d'après photos. Je m'ennuie beaucoup. Je prie mieux". - lettre signée, 2 sept. 1942, 1 p. in-12 et demie. Commentaires littéraires et conseil de maître à disciple/ "Cher Henry, Le livre est arrivé. Oui ! C'est bien l'atmosphère où vivait Guillaume en 1904 quand je l'ai connu. (...) Desnos est un "écrivain", ce qui est rare. (...) Aragon fait des tartines qui deviennent célèbres en zone libre. Il y tient la tête d'un mouvement qui me semble considérable (...). Péret a un humour bien à lui et il n'est pas du tout négligeable. Tu me parles de Jammes, Valéry, Noailles, tout cela me paraît bien bien ancien. la poésie de demainne tiendra pas compte de tout cela mais je crois que Verlaine est éternel à cause de la justesse et du poids des mots cherchés".
Partager