Lot n° 19

JACOB (Max). L. A. S. au philosophe catholique Jacques Maritain ; 3 pp. ; brouillon avec ratures, ajouts, encre bleue ; avec premier brouillon d'une demi-page sur la Pureté. Vers 1935. Très belle lettre ouvrant sur un témoignage humble...

Estimation : 200 - 300
Description
d'admiration du poète, et longue dissertation sur la Pureté dans laquelle il évoque les œuvres de ses amis et de Maritain. "Mon cher Maritain, Devant des esprits comme le vôtre que je ne puis suivre s'ils me font l'hommage d'en détacher pour moi les œuvres, je tremble d'humilité. "Qu'il est petit le pensoir d'un artiste" dit Nietzsche. Bien sûr que je ne puis pas répondre à votre Frontières de la poésie qui dépasse ma force de compréhension (...). "La pureté poétique est une pureté minérale, la pureté est une vertu humaine" dites-vous. Des enfants inconscients, le Picasso de 1905 et sa bande, qui ne savaient lier leur esprit abstrait avec leurs émotions, ont pris leur sécheresse paienne pour de la pureté (...). Les chemins de Damas de Gide vont du style dépouillé janséniste au Robespierrisme des collectivistes : Gide est un précurseur de l'hédonisme d'André Breton, lequel est encore plus "pur" puisqu'il ignore les carrefours wildiens (...)".
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