Lot n° 126

[Gréban (Arnoul et Simon)]. (L)A Resurrection de nostre seigneur Jesuchrist par personnages. C 0 ment il sapparut ases apostres & aplusieurs autres, et comment il monta es cieulx le iour de son Ascention. [Au colophon] : Paris, veuve de Jean...

Estimation : 5000 / 6000
Adjudication : 3 500 €
Description
Trepperel, s.d. [vers 1520-1525]. In-4, maroquin vert, large bordure dorée constituée de filets et de différentes roulettes, avec un petit fleuron doré aux angles, dos lisse orné, pièce de titre rouge, roulette intérieure, doublure et gardes de papier jaune, tranches dorées (Reliure du xviiie siècle). Bechtel, G-213. Rarissime édition gothique imprimée sur deux colonnes, ornée d’un joli bois de la Résurrection placé entre deux bandeaux décoratifs sur le titre et d’un petit bois au feuillet L2. Le Mystère de la Résurrection, œuvre didactique et édifiante, faussement attribuée à Jean Michel ou à Jean du Prier, reproduit en partie la quatrième journée du Mystère de la Passion d’Arnoul Gréban et de son frère Simon, deux poètes et dramaturges manceaux nés au XVe siècle. Constituée d’un peu moins de 20 000 vers et rassemblant 150 personnages, la pièce fut représentée devant le roi René les trois derniers jours de mai 1456. D’après Guy Bechtel, qui recense neuf éditions gothiques de ce mystère, les versions imprimées de ce texte sont toutes écourtées et très remaniées. Le Mystère de la Passion, écrit à la demande des échevins d’Abbeville et joué pour la première fois à Paris vers 1450, est une pièce maîtresse du théâtre religieux à la fin du Moyen Âge. Comptant à l’origine près de 35 000 vers et divisé en un prologue et quatre journées, il renferme le commencement et la création du monde ainsi que tout le cycle de la vie de Jésus-Christ. Cette pièce fut par la suite remaniée par Jean Michel, docteur en médecine originaire d’Angers, qui l’augmenta considérablement et la rendit plus plaisante aux yeux du public. Cette édition n’est citée par aucun autre bibliographe, et CET EXEMPLAIRE, TRÈS BIEN RELIÉ AU XVIIIE SIÈCLE DANS LE STYLE DE DEROME LE JEUNE, POURRAIT BIEN ÊTRE LE SEUL EXISTANT. Il est incomplet des trois premiers feuillets du cahier L, soigneusement copiés à la plume au moment de la reliure. Le feuillet L4, absent ici, nous est inconnu : portait-il une table, comme dans d’autres éditions proches de la veuve Trepperel (cf. Bechtel, G-212 et G-214), ou était-il blanc ? De plus, on ne sait pas s’il existe un treizième cahier (logiquement signé M), comme l’indique le nombre xiii sur le titre. Cependant, toutes les éditions comprennent 52 feuillets et XII cahiers, ce qui fait pencher pour une erreur sur le titre. Déchirure restaurée sur le bord extérieur du titre, avec quelques lettres retouchées à la plume au verso. Petite restauration angulaire au feuillet C4, quelques taches jaunâtres au cahier K.
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