Lot n° 196

Quinte-Curce. Quinte curse (H)Istoriographe ancien et moult renomme. Contenant les belliqueux faictz darmes, conduictes et astuces de guerre du preux et victorieux roy Alexandre le grand. Tr a slate de latin en francoys et puis nagueres reveu et...

Estimation : 2000 / 3000
Adjudication : 1 700 €
Description
concorde avec Plutarque, Justin et autres aucteurs. Paris, Galliot du Pré, s.d. [au colophon] : Antoine Couteau pour Galliot du Pré, 20 février 1530. In-folio, veau brun estampé à froid, jeux de filets et de roulettes encadrant un panneau central, dos orné (Reliure de l’époque). Bechtel, Q-30. — Moreau, III, n°2053. Jolie édition gothique de la traduction française, due au diplomate et magistrat Vasco Fernandez de Lucena. Imprimée sur deux colonnes, elle possède une page de titre en rouge et noir, placée dans un encadrement composé de quatre bordures provenant du matériel de Galliot du Pré, dont la marque typographique à la nef est apposée au centre. Au verso du titre, en tête du privilège accordé à l’éditeur, se trouve l’écu de France tenu par deux anges. L’illustration comprend 2 beaux bois. Le premier, en tête du prologue, représente un maître enseignant à ses élèves, placé entre trois petites bordures ornées d’escargots, de papillons et d’oiseaux dans des végétaux fleuris. Le second, à pleine page au verso du dernier feuillet de table, offre un magnifique portrait équestre du preux Alexandre le grand, en armure et brandissant son épée de la main droite, avec, à l’arrière-plan, un navire prenant le large et une montagne laissant apparaître les remparts d’une cité. Ce splendide bois, qui pourrait bien provenir du fonds d’Antoine Vérard, fut d’abord utilisé par Galliot du Pré dans son édition du Méliadus de Léonnois (1528), puis réemployé par le même pour son impression du Perceval le Gallois en 1530. Le texte est agrémenté de plusieurs jeux de jolies initiales sur fond noir, à grotesques, etc. Quinte-Curce conta au Ier siècle, dans un style romanesque et pittoresque, l’histoire des faits et conquêtes d’Alexandre le Grand. Sur les dix livres que comptait primitivement l’ouvrage, les livres I et II, ainsi que diverses parties des livres V, VI et X, sont aujourd’hui perdus. Ce récit très fantaisiste fut traduit en français au XVe siècle par le Portugais Vasque de Lucène, qui se trouvait à la cour de Bourgogne. Il l’acheva probablement peu avant la mort de son destinataire, le duc Philippe Le Bon. De cette traduction, on connaît actuellement une trentaine de manuscrits et quatre éditions gothiques. L’œuvre se classait autrefois parmi les romans de chevalerie. Les éditions gothiques de ce livre sont particulièrement rares. Seuls 4 exemplaires de l’édition de 1530 se trouveraient dans les institutions publiques (Paris, Mazarine ; Vienne ; Marseille ; Copenhague (?)). Ex-libris armorié gravé de Bonnault. Reliure restaurée avec dos refait, la doublure et les gardes renouvelées. Mouillures claires à quelques feuillets.
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