Lot n° 194

Anaïs Segalas. 1814-1895. Poétesse. 37 L.A.S. et 2 poèmes aut., portrait photo. 1841- 1891. Env. 58 pp. in-8 la plupart, quelques en-tête es- tampé à son chiffre. Correspondance littéraire et de courtoisie de la poétesse : 1842 : demande...

Estimation : 400 / 500
Adjudication : 400 €
Description
d’appui au moment d’être entendu pour sa seconde lecture à l’Odéon : ce sera une tache assez rude, mais toutes ne sont pas douces dans la vie (.). Annonçant une petite répétition qu’elle va faire à la maison : nous allons jouer prochainement chez une dame de ma connaissance, deux pièces, dont l’une qui a été jouée à l’Odéon, est tout bonne- ment de ma façon (.). Elle est flattée que ses faibles poésies aient le bonheur de plaire à sa correspondante et la remercie pour son article. 1844 : remerciements pour avoir bien accueilli les chants de mes Oiseaux de Passage (.). A Jules Janin (qui qualifie Mme Segalas de « poète en jupon » dans une apostille en coin), à qui elle annonce la représentation de La Loge de l’Opéra qui sera joué à l’Odéon, pièce moitié drame, moitié co- médie, qui rit et pleure à la fois et qui a besoin de toute votre obligeance (.). L’œuvre est imparfaite, l’auteur est tremblant (.). Sur la publication dans divers jour- naux de plusieurs poèmes. A Mme Kaissaroff (1861) : prenant en considération sa recommandation pour un jeune poète. 1867 : concernant le poème La Grisette qu’on lui propose de renommer l’Ouvrière. A Henri de Pène (1869), à propos d’un article intitulé « Panorama socialiste » qui la qualifie de démoc-soc. ; qui sait libre penseuse, peut-être ! il faut s’attendre à tout. (.) Ceci est de la haute fantaisie et fera rire aux éclats tout ceux qui me connaissent (.) ; elle indique n’avoir jamais fait partie de société politique et du Club des femmes dont elle apprend l’existence ; Je ne me suis jamais mêlée au mouvement politique ou social ; je me suis bornée à la littérature (.). 1873 : correspondance touchant la Société des Gens de Lettres. A la baronne Pauline Huber à Alger (1878), à propos de son costume algérien ; (.) Laissez-moi commencer par vous parler de votre costume algérien qui dort dans une caisse du sommeil de la Belle au bois dormant (.) Quelle intrépide voya- geuse vous êtes ! vous devez être de la famille du juif errant. Vous avez dans votre tête l’Europe et l’Afrique : Voilà de quoi vous fournir de brillantes inspirations ; mais vous les cherchez plus loin encore et pour écrire votre beau Chant des pèlerinages, vous voyagez jusqu’au ciel (.). Etc. Joint 2 poèmes : L’air compre- nant 16 vers (1 pp. in-8) ; Le Suicide (4 pp. in-4). Portrait photo. par Pierre Petit, réalisé pour la Galerie de la So- ciété des Gens de Lettres. 2 lettres aut. de sa fille, Ber- tille Segalas
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