Lot n° 179

1919. 2 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES et 3 CARTES POSTALES. – Nice, 7 mars [C. P.]. Signée Hortensius. F. B. accuse réception d'un recueil de poésies de son amie. « Je vais me mirer dans vos mirages et j'y trouverai quelques heures d'une délicieuse nostalgie juvénile que vous seule savez donner ! ... ». – Versailles, 9 juillet 1919. L.A.S. 2 pp. in-8. Enveloppe. LONGUE ET INTÉRESSANTE LETTRE POLITIQUE. Ferdinand Bac commentant sa planche Le Réveil de Charlemagne, composée le jour de l'Armistice, donne libre cours à son aversion pour l'Allemagne de Bismarck.......

Estimation : 200/250
Description
- Nice, 7 mars [C. P.]. Signée Hortensius. F. B. accuse réception d’un recueil de poésies de son amie. « Je vais me mirer dans vos mirages et j’y trouverai quelques heures d’une délicieuse nostalgie juvénile que vous seule savez donner ! ... ». - Versailles, 9 juillet 1919. L.A.S. 2 pp. in-8. Enveloppe. LONGUE ET INTÉRESSANTE LETTRE POLITIQUE. Ferdinand Bac commentant sa planche Le Réveil de Charlemagne, composée le jour de l’Armistice, donne libre cours à son aversion pour l’Allemagne de Bismarck : « On ramassait l’Allemagne à "la petite cuillère" et je m’étais ima- giné que mon rêve d’enfant allait enfin s’accomplir et que l’Univers, armé et uni contre la Prusse malfaisante, allait profiter de sa victoire pour étouffer cette vipère et séparer les Allemagnes /.../. Au contraire, Wilson a déclaré qu’il avait le mandat impératif de respecter l’Unité allemande de 1871 /.../. Quant à la France elle disait dans sa gaminerie héroïque : « C’est un bloc d’abjection. Il faut les écraser en bloc ». Ainsi avec une ignorance crasse des plus élémentaires besoins /.../ consacré l’Empire germanique de Bismarck /.../. Quand selon la pro- phétie de cet admirable psychologue qui s’appelait Jesus-Christ, les Premiers seront tous devenus les derniers et les derniers les premiers, je contemplerai du fond de mon tonneau de Diogène le joyeux mouvement du mar- ché universel et je trouverai sans doute avec vous que rien n’est changé /.../ et que les poètes sont toujours libres de s’embarquer sur la nacelle dorée qui les portera sous les blancs portiques de l’Isle de Nausicaa... ». - Versailles, 15 août 1919. 3 pp. in-8, signée Hortensius. A l’occasion de sa 60ème année : « Car je me suis aperçu qu’à 4 heures, je veux dire à la 16ème heure sonnant, j’allais avoir... soixante ans, puisqu’aussi bien je suis né au plus beau jour de la France impériale le 15 août 1859 à la minute même où le maréchal Marc Mahon débouchait sur la place Vendôme à la tête des troupes victorieuses de la campagne d’Italie. A présent ma juvénilité prolongée va être plus difficile à soutenir : tissée d’une mélancolie infinie elle devra rebondir sur les terres convulsées de la sulfatara où mille petits foyers d’incendie couvent sous les cendres... ». Joint une carte postale incomplète sur Fouquet, Vaux-le-Vicomte, évoquant Fouquet, évoqué aussi en P. S. au verso de l’enveloppe de la lettre. - Versailles, 2 octobre 1919. F. B. accepte une invitation à déjeuner de son amie et propose également de faire signe « à notre cher abbé » [l’abbé Mugnier]. Joint une carte postale de l’abbé Mugnier à Ferdinand Bac, où il évoque Milly, un magnifique portrait de Lamartine et de sa nièce Valentine [de Saint-Point]. - Nice, 27 octobre 1919. [C. P.]. F. B. invite son amie : « Venez bientôt, le Soleillou brille et il fait divin... ».
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