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Les ex-libris

Marque apposée sur une page de garde d’un livre par le propriétaire de celui-ci. Cette Marque distinctive au début, n’était qu’une simple annotation manuscrite pour en indiquer le propriétaire ( généralement le signe personnel, d’un symbole ) puis est apparu une vignette artistique collée à l’intérieur du livre et portant le nom, les initiales, les armes, la devise et la qualité du bibliophile. A côté de sa fonction simplement utilitaire, l’ex-libris est devenu objet de collection. Certaines vignettes, œuvres de dessinateurs et de graveurs réputés, sont de véritables travaux d’art qui font la joie des collectionneurs. de nos jours, il n’est pas jusqu’au plus modeste amateur de livres qui ne tienne à apposer son cachet personnel aux ouvrages de sa bibliothèque.

coin du bibliophile-ex-libris2bisEx-libris début XIXe siècle (1825-1830), de monsieur le Chanoine Jean-Charles Vielle (1766-1857). Professeur de théologie des frères Lamennais (Jean-Marie et Félicité), puis en 1813, Directeur du grand Séminaire de Saint-Brieuc.
coin du bibliophile-ex-libris5Ex-libris de la bibliothèque des frères Edmond et Jules de Goncourt. Gravé par Gavarni (1804-1866), dessinateur et lithographe.
coin du bibliophile-ex-libris6bisEx-libris XVIIIe siècle de la famille Le Gonidec de Traissant (Bretagne).
coin du bibliophile-ex-libris10terEx-libris XIXe siècle ( vers 1830) Bibliothèque de l’Evêque de Quimper Monseigneur Jean-Marie de Poulpiquet de Brescanvel (1753-1840). Docteur en Sorbonne. Lors de la révolution il émigre en Angleterre, aumonier auprès des armées lors de l’expédition de Quiberon en juin 1795, où il échappe à la mort en gagnant à la nage une embarcation. Nommé Evêque de Quimper (Finistére) en1824.
coin du bibliophile-ex-libris3Ex-libris manuscrit du Père de Sainte Marhte, historien. Abel Louis de Sainte-Marthe (Paris, 1621 – Saint-Paul-aux-Bois, près de Laon, 1697 ). Ecclésiastique et historiographe français. D’abord avocat au parlement de Paris (1641 ), il entra à l’Oratoire et devint en 1669 le supérieur de la congrégation. Ses sympathies pour le père Quesnel lui valurent d’être exilé à Effiat ; il collabora à une révision de la Gallia christiana et entreprit la rédaction de divers travaux d’histoire ecclésiastique et d’un Orbis christianus, sorte d’encyclopédie de l’architecture chrétienne, restée inachevée. L’ex-libris se trouve sur la page de titre de l’ouvrage « Le capitaine de Ierosme Cataneo ». Lyon, Jean de Tournes, 1574, in.4°. 164 pp avec planche h.t. dépliante.
coin du bibliophile-ex-libris4Ex-libris moderne.
coin du bibliophile-ex-libris8Ex-libris de Pierre Théodore NOËL DU PAYRAT, seigneur de Razat (1761-1832), juriste périgourdin, conseiller du Roi, substitut du procureur général au Parlement de Paris, député de la Dordogne aux États généraux en 1789.
coin du bibliophile-ex-libris7bisEx-libris vignette du début XIXe siècle. ( vers 1820 )
coin du bibliophile-ex-libris9bisEx-libris XIXe siècle (vers 1830). Bibliothèque du Baron Pierre Pellport (1773-1855). Soldat lors de la levée en masse (1793), il fait les campagnes des Pyrénée Orientales, d’Italie et d’Egypte. Général de Brigade sous l’Empire en 1812.
coin du bibliophile-ex-libris11bisEx-libris fin XVIIe. Bibliothèque Barbier de Lescoët et Gouzillon de Kerno. (Bretagne)

Les reliures aux armes

Les reliures aux armes étaient frappés avec des fers spéciaux, sur le, ou les plats, et portent généralement les armoiries de familles nobles ou Princières. Recouvertes de peausseries de maroquin ou veau, ornée de dorures : dentelles, volutes florales, fers d’angles à l’éventails etc.. les armes si trouvants permettent d’identifier le propriétaire aussi bien une famille noble qu’une Maison Princière. Padeloup, Dubuisson, Monnier étaient les noms de quelques-unes des grandes familles de relieures-doreurs du XVIIIe siècle. Un grand nombres de ces reliures armoriées furent détruites, par le fanatisme révolutionnaire de 1789-1793, ce qui en font leurs raretés et prix élevées.Sur les reliures armoiriées il existe un excellent ouvrage, avec de nombreux détails et illustrations : « Le manuel de l’amateur de reliures armoiriées françaises, par E. Olivier ». Paris, 1924-1938, 30 fascicules.

coin du bibliophile-armes-victoir2Armes de Madame Victoire, (1733-1799), fille cadette du Roi Louis XV.
Reliure en maroquin vert.
coin du bibliophile-armesArmes de (Louis Auguste de Bourbon ). Prince français (Saint-Germain-en-Laye, 1670 – Sceaux, 1736 ) Fils légitimé et titré (1673 ) de Louis XIV et de M me de Montespan, il fut nommé grand maître de l’artillerie en 1694. Son père le chargea, par testament, de la tutelle du jeune Louis XV. Mais le Régent, Philippe d’Orléans, fit casser le testament et lui enleva, en 1718, toutes ses prérogatives. Il participa, la même année, à la conspiration de Cellamare, ce qui lui valut d’être emprisonné jusqu’en 1720.
coin du bibliophile-armes-reliure2Reliure en maroquin rouge début du XVIIIe siècle, aux armes de Jeanne-Baptiste d’Albert de Luynes, (1670-1736), Comtesse de Verrue.
coin du bibliophile-ex-libris4-1Armes de Louis Philippe Joseph, duc de Chartres, puis duc d’Orléans, de Chartres, de Valois, de Nemours et de Montpensier ; dit Philippe Égalité. Prince français (Saint-Cloud, 1747 – Paris1793 ). Il épousa Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, arrière-petite-fille de Louis XIV et de Mme de Montespan, qui lui apporta une fortune considérable. Il était curieux de toutes les nouveautés ; franc-maçon, protecteur des parlements et adversaire résolu de la prérogative royale. Ses jardins du Palais-Royal, qu’il avait ouverts au public et autour desquels il avait fait construire des boutiques, devinrent, en même temps qu’un lieu de plaisir, un centre d’agitation révolutionnaire. Élu en septembre 1792 député de Paris à la Convention, il siégea sur les bancs de la Montagne, prit alors le nom de Philippe Égalité et vota la mort du roi. Mais la trahison de Dumouriez, dans laquelle était impliqué son fils, le futur roi Louis-Philippe, le rendit suspect. Arrêté en avril 1793, il fut guillotiné (décapité) le 6 novembre.Bibliophile la collection de ce Prince était considérable. Outre de précieux manuscrits, des incunables, elle contenait la série complète des variorum et autres ouvrages émanant des plus célèbres presses de l’Europe.
coin du bibliophile-armes5bisFer fin du XVIIe début XVIII siècle aux armes de Saint Simon (Louis de Rouvroy, Duc de, 1675-1755). Auteur des mémoires. Couronne ducale, les fleurs de lys de Vermandois et les coquilles de Rouvroy.
coin du bibliophile-armes2bis1Armes du chancelier Pierre Séguier, comte de Gien(Paris, 1588 – Saint-Germain, 1672 ). Garde des Sceaux (1633 ), puis chancelier de France à partir de 1635, il instruisit le procès de Cinq-Mars et présida la commission chargée de juger Fouquet, qu’il accabla avec un manque total d’impartialité. (Académie française, 1635 ).
coin du bibliophile-armes1bisFer du XVIIIe siècle
Armes du Chevalier de SERIGNY ( 1735-1812)
coin du bibliophile-armes3bisFer fin XIXe siècle
Armes de la famille Mottin de La Balme
coin du bibliophile-armes6bisFer du XVIIe siècle aux armes de Richelieu (Armand-Jean du Plessis, Cardinal de, Paris 1582-1642).

Biographie de Bibliophiles

Aumale ( Henri d’Oléans, Duc d’ ). Collectionneur du XIXe siècle, considéré comme le Prince des bibliophiles du XIXe siècle. Il collectionnait les livres anciens, et faisait travailler les grand relieurs de son temps. Sa bibliothèque est conservée au château de Chantilly.
Barbier (Jonathan-Marie, Marquis de Lescoët, 1820-1871). Conseiller Général du Finistére, était un bibliophile acharné. Sa bibliothèque fut dispersée en avril 1876, à Nantes, en plusieurs vacations. Elle rassemblait de précieux et nombreux livres en langue bretonne, de rares impressions de la province de Bretagne : XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle.
Barthou (Louis). Homme politique (1862-1934). Il réunit une importante collection de livres reliés par Derôme, Simier, Thouvenin, Kieffer etc…
Bavière (Anne de, Princesse Palatine du Rhin, 1648-1723). Fille d’Edouard de Bavière. Le mérite d’Anne est d’avoir su conserver intact la riche bibliothèque de Diane de Poitiers, qui lui èchue en héritage, avec le château d’Anet. Ce fut après sa mort (23 fèvrier 1723), que la bibliothèque sera vendue. Le libraire Pierre Gandouin, sera chargè de la vente – Un catalogue (devenu très rare) fut imprimè de cette vente.
Bèraldi ( Henri 1849-1931 ). Son nom reste attaché à la bibliophilie de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Ne s’intéressant pas qu’aux ouvrages anciens, il n’hésitait pas à acheter des livres de son époque, pour les confier aux relieurs et doreurs de son temps. La vente de sa bibliothèque a fait l’objet d’un très beau catalogue illustré, en cinq volumes, à Paris, chez Ader et Carteret, 1934-1935.
Berry ( Marie-Caroline, Duchesse de, 1798-1870 ). Femme bibliophile, elle collectionnée les belles reliures. Simier a fait pour elle de très beaux décors romantiques armoriés. Sa bibliothèque se trouvait en Ile de Fance, dans sa résidence de Rosny, où elle avait constitué une riche collection d’éditions, de reliures, livres et manuscrits rares et prècieux. La dispersion de sa bibliothèque dura vingt jours à partir du 20 février 1837. Un très beau catalogue de cette vente fut édité, à Paris, chez Bossange, Techener, Bataillard, [1837], in-8°, VIII-264 pages. Ce catalogue compte 2578 numéros de livres, manuscrits et lettres autographes : théologie, jurisprudence, sciences et arts, belles lettres, histoire ( près de 1200 numéros, manuscrits 80 numéros ). l’ensemble des livres sont en général, richement reliés, avec les armes ou le chiffre couronné de la Duchesse de Berry.
Bourg de Bozas – Chaix d’Est-Ange, Marquis du, (1894- …). Scientifique. De son mariage avec mademoiselle de Chevreuse, fille du Duc Honoré Albert de Luynes, Il deviendra l’héritier de Gustave Chaix d’Est-Ange, avocat de Baudelaire. Bibliophile de la première moitié du XXe siècle. Héritier d’un livre unique, il deviendra collectionneur. Cette importante bibliothèque fut dispersée les 20 et 21 dècembre 1990. Bibliothèque d’ouvrages rares de littérature française ( édition originale d’Apollinaire etc…), manuscrits anciens ( Le champion des Dames, manuscrit du XVe siècle. Roman de la Rose etc…).Atlas (Blaeu du XVIIe siècle). Un Durer imprimé à Nuremberg en 1511. De nombreux livres d’heures. Un superbe catalogue de cette belle vente fut édité, avec de nombreuses reproductions en couleurs.
Cigongne (Armand). Bibliophile du XIXe siècle. Cet agent de change avait réuni des volumes reliés ayant appartenu à de grands personnages de l’histoire de France.
Colbert ( Jean-Baptiste, Paris 1619-1683). Ministre du Roi Louis XIV. Grand bibliophile sa bibliothèque comprenait environ 8000 manuscrits et plus de 50.000 volumes imprimés. Son petit neveu Charles-Eléonor, la vendit en 1728.
Double (Baron Léopold). Grand bougeois fortunés du XIXe siècle. On raconte qu’il acheta son premier livre à l’âge de neuf ans. Sa bibliothèque était peu nombreuse en volume, puisqu’elle ne comprenait que 184 ouvrages triés pour leurs raretés. Parmi ceux-ci une série de reliures aux armes des divers Roi de France.
Doucet (Jacques). Couturier et mécène. Sa bibliothèque était formée livres et de manuscrits de littérature contemporaine. A sa mort en 1929, elle fut léguée à l’Université de Paris.
Esmérian (Raphaël). Un des grands bibliophile du XIXe siècle. Sa bibliothèque rassemblait les plus belles éditions et reliures française. Sa riche bibliothèque fut dispersée en cinq vacations : la première le 6 juin 1972 et la dernière le 18 juin 1974. Les très beaux catalogues édités lors de la dispertion de celle-ci constituent une mine de renseignements pour les bibliophiles. 6 volumes in-4°. Edition avec de nombreuses illustrations en couleur et en noir et blanc, plus douze tableaux synoptiques sur la reliure au XVIIe siècle. Reliure éditeur. Toile verte.
Firmin-Didot (Ambroise, 1790-1876). Sa bibliothèque fut dispersée en plusieurs vacations de 1878 à 1884. Un très beau catalogue qui décrit 3052 ouvrages, fut édité en six volumes.
France (Mesdames de) Madame Adélaïde (1732-1800), Madame Victoire (1733-1799) et Madame Sophie (1734-1782), les filles du Roi Louis XV, possédaient des bibliothèques aux livres soigneusement reliés. Chacune des Princesses avait sa couleur particulière pour les reliures : maroquin rouge « Adélaïde », Vert « Victoire », Citron « Sophie ». Leurs livres sortaient du même relieur, Fournier, qui tenait boutique à Versailles, dans le vestibule du château, et suivait la Cour dans ses déplacements, il était à la fois libraire et relieur.
France (Élisabeth Philippine Marie Hélène de, dite Madame Élisabeth, 1764-1794 décapitée). Sœur du Roi Louis XVI, très pieuse, elle partagea la captivité de son frère au Temple (1792 ). Elle fut condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire et guillotinée (8 mai 1794 ). Sa bibliothèque et des plus considèrable, elle contient beaucoup de livres d’histoire et d’érudition choisis, d’ouvrages élémentaires sur les sciences, principalement sur les mathématiques, la littérature et la religion. Sa bibliothèque et le reflet de son goût constant pour l’étude. Une partie de celle-ci se trouve à la Bibliothèque Nationale de France. Ses livres sont reliés à ses armes « de France », avec l’écu en losange surmonté d’une couronne Ducale, quelques-uns en maroquin, mais presque tous en veau fauve marbré où granité de points noir. Ils portent quelquefois, un ex-libris collé à l’intérieur avec le mot « Montreuil » (Montreuil était sa résidence préférée), inscrit en lettres d’or sur une basane verte au bas du dos.
Hoym (Charles-Henri, comte d’) Ambassadeur à Paris, initié à la bibliophilie par l’abbé de Rothelin, il réunit une superbe bibliothèque qui fut cataloguée et vendue en 1738 après son suicide. Les reliures de ses livres étaient en veau fauve ou maroquin rouge ornées, sur les plats, d’un encadrement de filets et de ses armes. Ils posséda des ouvrages ayant appartenu à Grolier et à Colbert.
Jeanson (Marcel, 1885-1942). Industriel, s’est passionné pour les livres à planches et sa bibliothèque rassemblée sur une vingtaine d’années était l’une des plus belles du monde. Elle contenait, principalement, des livres de chasse et d’ornithologie. La dispersion de sa bibliothèque a été effectuée en plusieurs temps : Une première vente chez Sotheby’ à Monaco, les 28 et 1 mars 1987, la deuxième, à Monaco le 16 juin 1988, et la troisième le 10 octobre 2001, chez Maître Claude Aguttes, à Neuilly. Un beau catalogue de la vente du 10 octobre 2001, fut édité.
La Croix-Laval ( Vicomte de) Officier de cavalerie et bibliophile. Il se sépara de sa collection lors d’enchères qui eurent lieu les 15 et 16 décembre 1902. Cette bibliothèque comportait de nombreux volumes habillés dans de bons ataliers de l’époque. La préface du catalogue de la vente a été rédigée par Beraldi.
La Vallière (Duc de). Ce grand seigneur consacra sa vie à ramasser des livres, il était le petit-neveu de la Duchesse du même nom, maîtresse du Roi Louis XIV. Il posséda la bibliothèque la plus célèbre et la plus importante de XVIIIe siècle.
Le Tellier (Michel, 1603-1685). Le Chancelier Le Tellier se constitua une bibliothèque de livres reliés à ses armes : « d’azur à trois lézards d’argent posés en pal ; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d’or. » Ce fut l’Evêque de Reims, Charles-Maurice Le Tellier, qui hérita d’une partie de la bibliothèque. Les livres devinrent propriété de la bibliothèque de Saint-Geneviève et de la bibliothèque du Roi.
Lignerolles (Comte de). Sa bibliothèque comprenait plus de 1200 volumes reliés et décorés dans l’atelier Trautz. Elle fut dispersée après sa mort, en plusieurs ventes en 1894 et 1895.
Louis-Stanislas-Xavier de Bourbon, Comte de Provence, ( Versailles , 1755 Paris, 1824 ). Roi de France (1814-1824), frére de Louis XVI. Petit-fils de Louis XV . Amoureux des livres ; un catalogue de sa bibliothèque montre qu’elle comptait 11 581 volumes (avant la révolution), dont une forte proportion d’auteurs classiques, comme Horace et Cicéron.
Louis II de Bourbon (Prince de Condé, dit le grand Condé). Il avait rassemblé plus de 10.000 volumes, dans son hôtel parisien, proche de l’actuel théatre de l’Odéon.
Marie-Antoinette (Archiduchesse d’Autriche, Reine de France). Elle possédait plusieurs bibliothèques : une au château de Versailles, une seconde à celui de Trianon ( les livres de Trianon étaient marqués, au dos, des initiales C.T.), et une troisième au palais des Tuileries ( voir pour cette bibliothèque, le catalogue authentique publié d’après le manuscrit de la B.N., par E.Q.B. Paris, Domascène Morgand, 1884, 1.vol, in.16° ).
Mazarin (Jules, Cardinal de, 1619-1683). Homme d’Etat Français, d’origine Italienne. Possédait dans son palais une extraordinaire collection de livres. Aidé par son bibliothécaire Naudé, il acheta des livres aussi bien en France qu’à l’étranger. On peut estimer que sa bibliothèque était de 45.000 à 50.000 volumes reliés.
Milon (Colonel). Conservateur de la Réserve des Sept Iles. Voyageur impénitent et amoureux de la nature. Ayant servi en Extrême-orient, en Chine et Indochine française, puis en Afrique et à Madagascar, il a toujours cherché à rassembler dans ses deux bibliothèque (Paris et Bretagne) des livres évoquant et illustrant ces pays qu’il a beaucoup aimés. Aucun des livres de sa bibliothèque, n’est insignignifiant et certains sont fort rares. Sa belle collection de voyages anciens, Ornithologie, sciences naturelles ( faune et flore), et livres anciens du XVe au XXe siècle (histoire et littérature) fut dispersée en deux temps : Paris (de son vivant), le 12 décembre 1991, et Brest. (après sa mort), le 16 avril 1993. Son ex-libris, gravé par A. Decaris indique les trois thèmes de sa bibliothèque : les voyages, les oiseaux et la Bretagne, avec l’inscription d’une citation de l’humaniste Juste Lipse « Ubicunque est, peregrinatur » (où qu’il soit, il voyage).
Montmorency (Connétable de, 1493-1567). Bibliophile du XVIe siècle. Il possédait de belles reliures à décors mosaïqués de cires ou de cuir de couleurs. Des exemplaires de sa bibliothèque se trouve à la Mazarine qui en a exposées en juin 1976, lors de son exposition sur les reliures du XVIe siècle.
Morellet (Abbé, André, 1727-1819). Secrétaire perpétuel de l’Académie française lorsque celle-ci fut dissoute en 1793. Il collabora au Dictionnaire l’Académie française, et fut le dernier directeur de l’ancienne Académie, dont il prit, avec un grand courage, la défense dans les temps troublés de la Révolution, en sauvant la galerie de portraits et les archives. Né à Lyon, le 7 mars 1727. Il fut à la Sorbonne le condisciple de Loménie de Brienne et de Turgot. Il fréquenta les salons de Mmes du Deffant et Necker. Ami de Voltaire, Malesherbes, d’Alembert, Diderot … En 1803, lors de la reconstitution de l’Académie, il reprit possession de son fauteuil. Il mourut doyen de l’Académie, le 12 janvier 1819. Il avait appartenu à l’Académie de Lyon et a laissé des « Mémoires », une traduction du « Directorium inquisitorium » et du « Traité des Délits et des Peines, de Beccaria ». Après sa mort un inventaire de sa bibliothèque fut imprimé à Paris, chez Verdière, en 1819. Ce catalogue donne la description de 4717 ouvrages, où la partie d’économie politique, représente 676 numéros.
Nafilyan ( Léon, 1880-1937). Architecte réputé, ses constructions font l’objet de thèses. Arménien de Constantinople, fils de Nafilyan Pacha, médecin du Sultan Abdul Hamid. Léon Nafilyan a passé quelques années en Egypte où il a contruit l’église arménienne du Caire. Puis il s’est installé à Paris, où il s’est consacré à son métier d’architecte et à sa passion pour les livres. Une partie de sa belle bibliothèque fut dispersée à Drouot, le 6 juin 2000 : collection concernant l’Empire Ottoman, les voyages au Moyen Orient, en Egypte et dans le bassin méditerranéen, des cartes, gravures, documents…. Un catalogue pour cette vente fut édité.
Nodier (Charles, 1780-1844). Ecrivain, membre de l’Académie française. Il fait partie des grands bibliophiles du XIXe siècle. Il eut trois ventes pour sa bibliothèque : deux de son vivant et la troisième après sa mort. Les catalogues de ces ventes sont riches en renseignements prècieux pour les bibliophiles. Les marques de ses livres était un médaillon avec anneau, ruban et guilande ayant l’inscription : » Ex musaeo Caroli Nodier. « 
Nourry ( Emile, 1870-1935 ). Libraire Bibliophile, Président du Syndicat de la Librairie Ancienne, éditeur. La curiosité d’Emile Nourry est grande et ses connaissances des plus étendues : médecine, sciences anciennes, voyages, littérature, chasse et pêche, démonologie, incunables et livres du XVIe siècle. Sa belle bibliothèque fut dispersée, le samedi 11 et dimanche 12 décembre 1976, au Palais des Consuls de Rouen. Une bibliothèque d’ouvrages rares : 31 incunables français et étrangers, certains illustrés Gothiques, manuscrits à miniatures, livres des XVIIe et XVIIIe siècle, livres romantiques et modernes illustrés, des ouvrages scientifiques du XVIe au XVIIIe siècle, des Atlas, géographie, voyages et Américana du XVIe et XVIIe siècle, de nombreux livres sur les sciences occultes. Un catalogue illustré fut édité pour la vente.
Peyrefitte (Roger). Ecrivain et grand bibliophile du XXe siècle. Sa bibliothèque était riche en « provenances » fameuses : Rois, Papes… La vente de celle-ci fut faite de son vivant en trois vacations : 20 décembre 1976 (livres aux armes), 31 janvier 1977 (les classiques de la littérature érotique des XVIIe et XVIIIe siècle) et le 1 février 1977 ( antiquités et numismatique, livres aux armes).
Primerose (Archibald-Philip, cinquième Duc de Rosebery, 1847-1919). Premier Ministre anglais, en 1894. Un des grands bibliophiles d’Angleterre de la seconde moitié de XIXe siècle. Pendant plus d’un demi-siècle, il constitue une des plus belles et des plus importantes bibliothèques d’Angleterre. Ouvrages finements reliés, provenances historiques, premières éditions, il accumule un tel nombre de livres qu’il installe dans cinq de ses demeures cinq fabuleuses bibliothèques La première est dédiée à l’Ecosse, la seconde à l’Italie, la troisième à l’histoire, la quatrième à aux sports, et la dernière regroupe cinq cents volumes consacrés au « goût français ». C’est une des parties de ses cinq bibliothèques qui furent vendu par Sotheby’s de Londres le 25 mai 1995. Les cinq cents volumes de la partie « goût français » : Les premières éditions de Molière, une édition de Marat, frappée aux armes d’un aristocrate français. Mais l’ouvrage le plus émouvant de cette vente fut le livre de comptes de la Reine Marie-Antoinette, un manuscrit où sont détaillés les gages des sept cent cinquante personnes de la Maison de la Reine. Il commence par ceux de la Princesse de Lamballe – surintendante et amie dévouée de la Reine. Un magnifique catalogue avec de nombreuses reproductions en couleurs de la vente fut édité.
Pompadour (Jeanne-Antoinette Poison, Marquise de, 1721-1764). Sa bibliothèque est bien connue avec ses 4000 volumes dont certains étaient reliées par des grands de son temps : Derôme, Padeloup, Blaizot… Un catalogue de celle-ci fut rédigé et imprimé en 1765, à Paris, chez Jean-Th. Herissant, Imprimeur du Cabinet du Roi. Une autre édition en 1792, Jean Herissant, fils.
Pottiée-Sperry (Francis ). Chirurgien du Touquet décédé en 2002. Collection de 158 lots (Estimée entre 800 000 et 1,2 million d’euros). Pendant près de quarante ans, il rassembla avec méthode, les meilleures éditions des Essais et des éditions de Montaigne publiées de son vivant dans des reliures de l’époque, ainsi que des ouvrages d’auteurs contemporains : Clément Marot, François Villon (textes poétiques de Marot et Villon, qui a presque triplé son estimation haute, à 249.875 euros), les oeuvres d’Ambroise Paré, celles de Rabelais, mais aussi l’Edit de Nantes publié en 1599. Le lot vedette, un précieux exemplaire de l’édition originale de 1580 des « Essais » de Montaigne, conservé dans sa reliure en velin d’époque, a été adjugé 337.875 euros (frais inclus), dépassant de 50% son estimation haute. Cette vente constitue le deuxième record mondial pour une oeuvre imprimée de littérature française, après une édition originale de « Du côté de chez Swann » de Marcel Proust enlevé 340.342 euros en décembre 2001, également chez Sotheby’s France. Sa belle bibliothèque fut vendu le jeudi 27 novembre 2003, chez Sotheby’s France. Le produit total de la vente dépassant largement les estimations à 1.926.807 euros (frais inclus). Un magnifique catalogue avec de nombreuses reproductions en couleurs de la vente fut édité.
Rahir (Edouard). Son importante bibliothèque fut dispersée en 15 vacations entre 1930 et 1938. Les catalogues des ventes sont en six volumes, illustrés de photos. Cette collection était comparable à celle des Beraldi ou Esmerian.
Renouard (Augustin). Bibliophile et libraire. Né sous Louis XV, il mourut sous Napoléon III ( 1850). sa bibliothèque fut vendu en 1854.
Rothschild (Baron James de). Sa collection créée à partir d’achats effectués lors des grandes ventes de la seconde moitié du XIXe siècle, a été léguée par son fils Henri à la Bibliothèque Nationale en 1947. Elle a été répertoriée par monsieur Picot, en cinq volumes avec des suppléments, cet inventaire décrit 3282 ouvrages.
Sickles ( Colonel Daniel). Il fut un des plus prodigieux bibliophile de son époque (seconde moitiè du XXe siècle). Il acheta son premier livre à l’âge de quinze ans. En plus de 25 ans, aucune vente ne lui à échapé ; la dispersion de sa bibliothèque consacrée à la littérature du XIXe et XXe siècle, aura nécessité 21 vacations, de 1989 à 1997. Cet ensemble réunissait plus de dix mille pièces – collection la plus importante en manuscrits, lettres et livres concernant la littérature française du XIXe siècle qui ait jamais été rassemblée par un seul homme.. Le colonel Daniel Sickles, représentait la bibliophilie universelle en langue française.
Verrue (Jeanne-Baptiste d’Albert de Luynes, comtesse de, (1670-1736)). Femme bibliophile du XVIIIe siècle. Fille du Duc de Luynes et devenue veuve en 1703, elle fit agrandir son Hôtel de la rue du Cherche-Midi, à Paris, et se consacra à ses livres.  » Ses livres renfermés dans de belles armoires en marqueteries écaille et cuivre, les volets garnis de rideaux de taffetas vert, le dessus couvert de marbre, occupaient un grand cabinet à deux fenêtres ayant vue sur le jardin de l’Hôtel et que précédait une longue galerie décorée de tableaux ». C’est au milieu de ses livres et objets d’art que la comtesse de Verrue, passa les dernières années de sa vie, attirant dans son salon de beaux esprits du temps. On sait qu’elle admirait Voltaire et le recevait volontiers. Un très petit nombre des livres de sa bibliothèque sont arrivés jusqu’à nous. ( voir : Ernest Quentin Bauchart, les femmes bibliophiles de France). Ses livres furent vendus en 1737, l’année suivante de sa mort. Ce fut le libraire Gabriel Martin, qui dressa le catalogue, celui-ci comprend près de trois mille ouvrages depuis la thèologie, jusqu’à l’histoire.
Weiller (Commandant Paul-Louis, 1893-1993). Membre de l’Académie des Beaux-Arts, héros de la guerre 14-18, grand industriel. Toute sa vie il a collectionné avec passion les oeuvres d’arts : tableaux, meubles, livres, manuscits etc… Sa bibliothèque fait partie des plus belles de son temps pour sa richesse en livres et manucrits. Nombreux livres d’Heures dont : ( Les Heures de Guy de Laval du début du XVe siècle), manuscrits enluminés, reliures mosaïquées du XVIIIe siècle, reliures aux armes des divers Roi, Princes et personnages importants de France. Des manuscrits autographes de musiciens : Chopin, Mozart. Des lettres autographes : Claude Debussy, Victor Hugo, Marcel Proust, etc… Le Commandant Paul-Louis Weiller, restera un des grands collectionneurs du XXe siècle, avec Bourg de Bozas et le Colonel Daniel Sickles. Sa belle bibliothèque fut vendu le lundi 30 novembre 1998, à Drouot. Un superbe catalogue de cette belle vente fut édité, avec de nombreuses reproductions en couleurs.
Yéméniz (Nicolas). Bibliophile d’origine grecque, Consul de Turquie et de Grèce. Sa bibliothèque comprenait 3954 volumes d’ouvrages rares ayant appartenu à François I, Henri II, de Thou etc…des manuscrits et imprimés illustrés de toutes beautés. Celle-ci fut vendue en mai 1867.
Zoummeroff (Philippe). Né en 1930 de parents d’origine russe. Industriel en retraite, et collectionneur amoureux d’art, il obtint à Princeton un doctorat en sciences sous la direction d’Albert Einstein. Il réunit une collection fantastique d’ouvrages souvent introuvables sur la Tunisie, la France, et surtout l’Algérie. On peut suivre dans sa collection la vie politique de l’Algérie, de l’empire ottoman à l’indépendance. La dispersion de sa bibliothèque aura nécessité plusieurs vacations: les 28 avril 1999 et 29 avril, puis le 30 mars 2000. ( Le centre des archives d’outre mer, d’Aix-en-Provence, a put acquérir un grand nombre, de livres et documents, sur les premières décennies de la présence française dans le Maghreb.)