Lot n° 216

François-Xavier-Marc-Antoine, abbé de MONTESQUIOU (1757-1832) 5 manuscrits, entièrement ou en partie autographes ; 235 pages in-fol. dont 189 autographes, en 5 cahiers cousus plus ff. intercalaires.

Estimation : 400 / 500
Adjudication : Invendu
Description
abbé et homme politique, agent de Louis XVIII dans l’émigration, ministre de l’Intérieur de la première Restauration.Regnes et Principaux Evenements de la troisieme Race : Hugues Capet, Robert, Henri Ier, Philippe Ier, Louis VII, Philippe Auguste, Louis VIII, Louis IX dit Saint Louis (16 p.). Notices historiques sur ces Rois de France, avec mention de leurs faits d’armes, notamment en Terre sainte. – Meurs et anciens usages, de 458 à 1049 (78 p.) : affaires ecclésiastiques et monastiques (donations, fondations, dîmes, bénéfices, privilèges, conciles, justice, etc.), et anecdotes sur des abbés et des saints. « 839. Charte de Louis le Debonnaire en faveur de quelques juifs que l’on avoit depouillé des terres quil leur avoit donné. Les juifs pouvoient alors posseder des terres, et en effet on ne pouvoit pas leur reprocher detre d’une race etrangere, lorsque la nation etoit composée de tant de peuples divers ; dailleurs les juifs cultivoient alors des sciences utiles ; leurs écoles en medecine etoient les plus celebres de nos contrées […]. Quelque fut dailleurs lorgueil des francs, j’ay peine à croire quils parlassent des juifs plus mal que des Romains, cest a dire des anciens Gaulois »… – 3 chronologies incomplètes consacrées aux Carolingiens (26 p.), aux Capétiens directs (43 p.), et aux Valois (28 p.). Réflexions sur l’affranchissement des serfs, vers 1099 : « Les Croisades haterent la revolution qui rendit la liberté a tous ces malheureux ; ce ne fut pas seulement le besoin d’argent qui rendit les croisés humains ; peu de ces esclaves pouvoient leur fournir quelques ressources ; le sentiment relligieux qui animoient ces croises au moment de leur depart, les excitoient a toutes sortes de sacrifices »… Cependant « l’etat des serfs etoit alors si inherent a la culture des terres, et par consequent si essentiel a la fortune des riches, quil falloit une revolution dans ces fortunes, pour en faire une dans le sort de ces cultivateurs » ; pour faire leur croisade, les seigneurs abandonnèrent les terres, et alors « les habitans devinrent maîtres de leur industrie et arbitres de la valeur de ses produits ; dès lors, la richesse nationale fut dans leurs mains »… Etc.
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