Lot n° 201
Sélection Bibliorare

BRETON (André) Manuscrit autographe signé pour Trait d’union. Paris, 7 mai 1952. In-4 (27,2 x 21,5 cm). 2 p. sur 2 ff. Important manuscrit autographe signé d’André Breton sur le surréalisme. Ce texte intitulé « Trait d’union » est paru...

Estimation : 2500
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Description
comme préface au catalogue de l’exposition « Peintures surréalistes en Europe » tenue à Sarrebruck en 1952 avant d’être repris dans Perspective cavalière, paru en 1970 un an après la mort de l’auteur. Breton s’intéresse aux conditions psychiques et techniques qui ont éloigné la peinture de la seule reproduction. Il y reprend ses propos de l’exposition de Copenhague en 1935 lorsqu’il affirmait que le seul domaine exploitable pour l’artiste devenait celui de la représentation mentale pure, et, citant Freud, il explique que l’objectif final de l’entreprise surréaliste est de concilier dialectiquement ces deux termes contradictoires pour l’homme (adulte) : perception, représentation mentale. Il conclut ainsi dans le dernier paragraphe : « Au sein du surréalisme, par définition l’artiste a joui d’une totale liberté d’inspiration et de technique, ce qui explique la très grande dissemblance extérieure des œuvres. Ce qui en toute rigueur qualifie l’œuvre surréaliste, c’est de se soustraire à l’empire du monde physique, qui a si longtemps tyrannisé l’art de ses apparences, pour atteindre le champ psychologique total dont le champ de conscience n’est qu’une faible partie. » Il invite à atteindre le « champ psychophysique total », « parvenir aux terres du désir » et à « les prospecter en tous sens jusqu’à ce qu’elles livrent le secret de “changer la vie ”.» Ce manuscrit de travail porte de nombreuses biffures, de même que des ajouts interlinéaires. Provenance: Vente Piasa, Drouot, 15 mai 2001, n° 23. Infimes rousseurs en tête du premier f.
1800
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