Lot n° 57

OFFICE de l’Eglise, en latin et en françois… Dédié au Roi. Paris, J. Camusat et P. Le Petit, 1651. In-12 (142 x 83 mm), reliure de l’époque en maroquin rouge doublé de même, plats entièrement ornés d’un décor à la fanfare aux...

Estimation : 6 000 - 8 000
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Description
compartiments remplis de petits fers pointillés, angles des plats ornés sur pièces de maroquin vert, réserve centrale décorée en forme d’étoile sur fond de maroquin olive, sur la doublure grand motif losangé formé de quatre gerbes ornées aux fers pointillés se déployant autour d’un quadrilobe central aux parties latérales ornées de deux petites têtes aux profils opposés, le tout surmonté d’importants motifs formant écoinçons aux quatre angles, tranches ciselées, dorées et peintes d’un décor d’arabesques florales, étui-boîte en chagrin rouge doublé de velours vert (Devauchelle). 6 000/8 000 € Une des premières éditions (privilège daté d’avril 1650) de cet Office dédié au roi publié par Jacques Dumont, avec sa propre version des psaumes et sa traduction des hymnes en vers français. Titre-frontispice et cinq figures hors texte gravés sur cuivre d’après Morin. SUPERBE RELIURE DOUBLEE, MOSAÏQUEE ET RICHEMENT DECOREE, AVEC TRANCHES CISELEES ET PEINTES, CHEF-D’ŒUVRE UNIQUE DE LA PREMIERE PERIODE DE L’ATELIER DIT DES CAUMARTIN1. La présence, ici sur la doublure, d’un des fers « à la petite tête » a pu faire jadis attribuer certaines des reliures de cet atelier, dont la nôtre, à l’atelier de Florimond Badier. Cependant les recherches d’Émile Dacier2 ont montré que des variantes de ce fer avaient été utilisées par d’autres ateliers. Comme l’a souligné Esmerian3, le fer employé ici, du type C de Dacier, est celui qui apparaît sur les reliures de l’atelier des Caumartin. Exemplaire soigneusement réglé et magnifiquement conservé, vierge de toute restauration et de la plus parfaite fraîcheur. De la bibliothèque du baron Alexis de Rédé, avec ex-libris. L’exemplaire a figuré dans la vente Très beaux livres anciens, Paris, Drouot, 21 novembre 1960 (expert pierre Chrétien), n° 126. Il est cité par Esmerian dans ses Douze tableaux synoptiquessur la reliure au XVIIe siècle publiés en annexe à sa seconde vente, mais est resté inconnu à Dacier. (1) Ainsi nommé par Raphaël Esmerian « pour la mauvaise raison » (sic) que deux des trois reliures qu’il possédaitde cet atelier portaient les armes d’un membre de la famille Caumartin. L’atelier connut une première période d’activité vers1651-52, puis une seconde de 1685 à 1701. Dans ses Douze tableaux synoptiques, Esmerianrépertorie sixreliures sortant de l’atelier des Caumartin première période, dont la nôtre, la seule doublée, la seule mosaïquée, la seule avec tranches antiquées. (2) Autour de Le Gascon et de Florimond Badier, in Les Trésors des Bibliothèques de France, t. III et IV, 1930-1933. (3) Voir Bibliothèque Raphaël Esmerian, deuxième partie, Paris, 1972, page 65.
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